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Cap'tain Cana : Merci pour Tout !

Le Dimanche 26 Juillet 2009 par

Olympique de Marseille
Que dire de plus sur Lorik Cana à part que sa combativité, son envie, sa rage vont nous manquer. Rares sont les joueurs ayant évolué 4 ans d'affilée à l'Olympique de Marseille, mais le sont encore plus ceux qui ont porté les couleurs du club phocéen avec autant d'abnégation que le milieu défensif albanais. Ce garçon-là, sans être un descendant de Pelé ou de Maradona, n'est au demeurant pas un joueur banal comme les autres et a un parcours atypique. Né au Kosovo, il doit quitter son pays en 1992 et ce, en direction de la Suisse. Ainsi, c'est au sein du FC Lausanne-Sports que Lorik Cana commence sa formation de joueur professionnel, rapidement, il est reperé par ... Arsène Wenger ... ceci à l'âge de 16 ans, et oui ce bon vieux Arsène a toujours eu un faible pour les minots semble-t-il, mais comme en Angleterre, on ne fait rien comme ailleurs, il y aura un problème de visa et Lorik verra le doux rêve de la Premier League et d'Highbury s'envoler. C'est donc au Parc des Princes que Lorik Cana va découvrir la Ligue 1 et que la Ligue 1 va le découvrir, à l'époque, pour nous Marseillais, il ne s'agit rien de plus qu'un joueur parisien de plus ... mais pas pour longtemps ...

En effet, c'est dans le club dit « ennemi » que celui qui va succéder à Habib Beye et porter le brassard de capitaine de l'OM pendant deux saisons va se révéler. Sous l'égide de Coach Vahid - ou devrais-je plutôt dire coach kaiser ? – celui-ci va accomplir une première saison pleine sous les couleurs du club de la capitale avec 32 apparitions en 2003/2004, et aura participé grandement à la saison réussie du PSG, qui finira 2ème cette année-là, fait assez rare qui mérite d'être souligné pour nos meilleurs ennemis. En effet, la saison d'après sera un calvaire, et sans qu'on ne comprenne trop pourquoi alors qu'il avait été un des rares Parisiens à ne pas avoir grand-chose à se reprocher et qu'il était un peu le chouchou du Parc, le voilà devenu indésirable et expédié pour 3 petits M€ dans la ville rivale. Si l'année précédente, l'expérience Fiorèse s'est révélée être un fiasco total, l'expérience Cana s'est révélée être un succès absolu et le Vélodrome a pu découvrir un joueur généreux, combatif, un joueur qui a participé à redorer le blason de l'OM, en dépit de l'absence perpétuelle de titres. En effet, ces dernières années, des mercenaires en veux-tu en-voilà, le public Marseillais en avait que trop faire, Cana arrivé sous Jean Fernandez et au début de la trop courte ère Pape Diouf a été un peu le symbole d'une nouvelle politique.

Contrairement à d'autres joueurs par le passé, Lorik Cana n'est pas arrivé en louant ses nombreuses qualités et a plutôt fait valoir sa discrétion, vu sa provenance, c'était de bon ton, il a préféré montrer sur le terrain ce qu'il pouvait apporter à l'OM, et le public a rapidement découvert un joueur qu'il ne pouvait pas ne pas aimer, un joueur qui ne lâche rien, parfois à la limite du correct, mais toujours prêt à se dépasser et éventuellement à se sacrifier pour le bien de l'équipe, en acceptant notamment à plusieurs reprises d'évoluer en défense centrale. Comme un symbole, son premier but est un coup de tête rageur contre ... le PSG, et la joie qui en découle derrière aura surement fini d'achever les derniers sceptiques, si tenté est qu'il y en avait encore, que ce bonhomme-là est fait pour jouer à l'OM. Il a rapidement trouvé sa place de titulaire au sein du milieu de terrain Marseillais pour ne jamais la quitter : 123 matches de Championnat, 18 de Coupes nationales et 32 de Coupe d'Europe, voilà le bilan de Lorik Cana à l'OM en 4 ans. Avant de parler de son capitanat, et pour enterrer le chapitre de la personnalité du joueur, une action pourrait être citée, une qui définit ce qu'est Lorik Cana ; nous sommes en Août 2006, l'OM reçoit Rennes lors de la deuxième journée, alors qu'on se dirige vers le 0-0 à la pause, Youssouf Hadji rate une relance, Cana intervient avec doigté et tact comme lui seul sait le faire dans notre bonne L1, il va s'arracher et servir Pagis pour l'ouverture du score, un but empreint de la rage de Cana, une fois n'est pas coutume ! Ainsi, Lorik Cana s'est adapté facilement et s'est imposé comme une évidence dans le cœur des supporters Marseillais qui ne l'oublieront pas de si tôt, et c'est tout naturellement que lorsqu'Habib Beye quitte l'OM pour l'Angleterre et Newcastle, le brassard de capitaine lui est confié, brassard qu'il honorera sous le joug d'Albert Emon puis sous celui d'Eric Gerets. Pour conclure sur l'homme, il faut souligner que celui-ci est très attaché à son pays natal, il choisit rapidement de jouer pour l'Albanie, aux dépens de la Suisse et de la France, il connait sa première sélection en 2003 à l'âge de 19 ans et est aujourd'hui le capitaine de la sélection Albanaise.

Pour en revenir à l'OM, hélas Cana pas duré entre le club et le joueur sus-nommé ! (et oui, vous croyiez quand même pas que j'allais pas le sortir, aussi vaseux soit ce jeu de mot) Alors que Gerets et Diouf quittent le club, que Deschamps arrive avec beaucoup d'ambition, le joueur et le club vont prendre chacun une direction différente. Il est difficile de savoir le pourquoi du comment mais il semble que Cana avait des envies d'ailleurs, et notamment d'Allemagne et d'Angleterre. Du côté Olympien, un bon de sortie semble lui avoir été accordé et Deschamps avoir rapidement trouvé son successeur en la personne de Stéphane M'Bia. Alors que le transfert de Cana à Hambourg semble être bouclé, celui-ci capote pour des raisons plus ou moins mystérieuses, mais le joueur est désormais de trop et doit tout de même partir, c'est alors que Sunderland se présente et l'arrache pour environ 6M€, de quoi réjouir le public des Black Cats qui n'en revient pas d'une telle aubaine.

Mais bon, l'OM perd plus que quelques millions d'euros, fermons les yeux sur les sous perdus, l'argent n'est pas tout mais remercions-le plutôt en ayant toutefois mal au cœur qu'il ne parte pas pour un club de meilleur standing. Il faut lui souhaiter qu'il fasses ses preuves sur les pelouses anglaises et que l'OM le retrouve dans quelques temps en Ligue des Champions, why not ? Le mot de la fin ? Un grand merci à Lorik Cana, on ne l'oubliera pas de si tôt, en espérant qu'il ne devienne pas un chat noir for ever.

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