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Bleus : Du pain sur la planche !

Le Lundi 25 Juin 2012 par

Olympique de Marseille
Alors que la rencontre d'hier soir entre l'Angleterre et l'Italie, certes orpheline de buts, était un véritable grand match de foot, la veille on ne pouvait hélas en dire autant avec la parodie de football à laquelle ont co-partcipé Français et Espagnols. Alors que c'est l'intersaison du côté de l'OM et que les demies de ce Championnat d'Europe ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez, il est temps de dresser un bilan de cette aventure tricolore.

Lorsqu'il avait pris ses fonctions au lendemain du fameux épisode de Knysna, Blanc avait pour objectif premier de construire un groupe mais aussi de se qualifier pour l'Euro 2012. Le second objectif a été atteint, ce n'est pas tout à fait le cas du premier.
Effectivement cet Euro aura révélé que les fantômes de Knsyna peinent à se dissiper, que ce soit chez les mondialistes, ou pas d'ailleurs...
L'objectif de redonner une image positive à cette équipe de France que ce soit sur le carré vert ou en dehors n'aura hélas pas été atteint, bien qu'avec de nombreux efforts (quelquefois pathétiques, on pense à la banderole déployée par les joueurs après le dernier match de préparation).
Certains Bleus qui se croient matures et plus forts qu'ils ne le sont ont réussi à se montrer... par des comportements déplacés. Loin de moi l'idée de remuer le couteau dans la plaie mais l'attitude de Nasri qui a récidivé avant-hier face à un journaliste de l'AFP en le traitant de "fils de p... " a fortement déçu. Menez, rentré hier pour dynamiter l'attaque s'est quand à lui illustré par sa nonchalance légendaire en phase défensive, son geste après des remontrances justifiées de Lloris sur son mauvais placement, et des insultes à l'encontre de l'arbitre. M'Vila qui n'a serré la main ni à Blanc ni à son remplaçant et Ben Arfa qui à eu une altercation verbale avec le sélectionneur à la suite du cuisant revers face à la Suède ne sont pas en reste non plus.
Un joueur qui porte le maillot Bleu, qui représente tout de même un pays à l'origine de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, ne doit en aucun cas avoir de telles attitudes. Si cela ne tenait qu'à moi, ces quatre footballeurs auraient vécu leurs dernières minutes avec le maillot français, d'autant que nul n'est irremplaçable et encore moins à ces postes-là. Il est très dangereux pour l'image même de ce sport de garder et de chouchouter ces énergumènes aux égos surdimensionnés. Notons d'ailleurs que trois d'entre-eux sortent de la génération 87, une génération sans doute portée trop tôt "au pinacle", brûlant ainsi les ailes aux plus talentueux de ses représentants. Si je reviens autant sur ces événements c'est qu'on en viendrait presque à les banaliser et la déclaration de Blanc à ce sujet, qui dit se moquer des déclarations de ses joueurs ne me rassure guère. J'ajouterais au passage que ces joueurs sont certainement des modèles pour nombre de gamins et que par leurs attitudes déplacées ils sont en train également quelque part de mal éduquer ces minots : c'est un cercle vicieux. Pour conclure là-dessus, une autre équipe avec des égos surdimensionnés était présente aux Pays-Bas, nul besoin de vous rappeler son total de points.

Cependant il serait injuste de s'arrêter là, ne serait-ce que par le travail effectué par Laurent Blanc pour essayer de construire un groupe. Si le bilan de cet Euro reste décevant (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), le France s'est hissée pour la première fois en phase éliminatoire d'un grand tournoi international depuis 2006. On n'oubliera pas également la série de 23 victoires sans défaite de ces Bleus se payant au passage la tête des Anglais, Allemands ou Brésiliens. On n'oubliera pas non plus l'émergence de nouveaux joueurs sous cette ère Blanc (Cabaye, Martin, Debuchy, Rami, M'Vila, Giroud... ) ou la confirmation de certains autres (Lloris, Benzema, Valbuena, Diarra,). L'acharnement de Blanc au sujet de Ribéry lui aura également donné raison. Si l'on pouvait résumer le bilan de cet Euro en une phrase, on dirait qu'il est marqué par la déception mais qu'il ne faut pas non plus effacer tout le travail effectué auparavant notamment par le staff. Parce qu'il y avait du taf' au début, n'oublions pas que Blanc avait repris en 2010 les clés d'une équipe totalement à la dérive.

Dans cet Euro, succinctement, les Bleus n'auront pas su faire la différence face à des Anglais privés de nombreux joueurs mais cette entame était synonyme d'espoir (1-1). D'autant que, réveillés par le violent orage au tout début de la rencontre, les Bleus avaient rendu une copie très propre face à l'Ukraine (2-0). Bonne dans le jeu, elle avait su faire la différence en début de seconde période et s'assurer à 99% un quart de finale. Mais la suite allait être moins reluisante puisque les Bleus, hautains, n'avaient pas respecté leur adversaire du soir déjà éliminé. Et la Suède, puisque c'était elle, leur avait ainsi rendu la monnaie de leur pièce (0-2). La France était ainsi qualifiée avec le plus petit total (4 pts) des huit heureux élus.
On attendait donc une réaction face aux Champions du Monde et d'Europe en titre, samedi, mais elle n'est jamais venue. A l'opposée du Italie-Angleterre ce match sera resté soporifique au possible. Après l'ouverture du score rapide en faveur de l'Espagne, la sélection ibérique s'est brusquement arrêtée de jouer. Gardant toutefois la possession et une certaine maîtrise elle a ainsi su garder son but inviolé face à une trop timide attaque française. Parce qu'il semblait bien y avoir la place, encore aurait-il fallu que nos Bleus aient poussé un peu plus loin le bouchon. Les changements de Blanc n'ont pas eu l'effet escompté. Les 0 minute disputées par Valbuena dans cette compétition restent une énigme. En effet, ne serait-ce que pour cette rencontre face aux Espagnols, il aurait certainement défendu davantage que l'entrant Menez. On pourrait aussi s'interroger sur le remplacement sans doute trop tardif de Giroud.

Un rôle important que pourraient jouer les Marseillais Mathieu Valbuena et Loïc Rémy dans le futur des Bleus

Si nous nous intéressons plus individuellement à chaque joueur nous noterons que sur les quatre matches disputés par les Français, aucun ne l'a été deux fois par le même joueur au poste d'ailier droit. On sentait ce poste comme l'un des moins sûrs, l'un des plus convoités, et les joueurs qui ont évolué sur ce couloir droit n'ont pas convaincu, c'est le moins que l'on puisse dire. Du coup, l'absence de temps de jeu de Mathieu Valbuena pourrait finalement être un avantage. Toujours irréprochable sur le terrain, le lutin olympien semblait être l'un des hommes sur qui Blanc comptait avant cet Euro. Jamais décevant avec les Bleus, sa combativité et son replacement défensif sont également des armes. En outre, ce dernier a toujours produit de bonnes prestations en Equipe de France. Mais ce dernier pourrait bien être en conccurrence avec un autre Marseillais, en l'occurrence Loïc Rémy. Blessé pour cet Euro, celui qui joue avant-centre à Marseille s'est lui aussi révélé sous l'ère Blanc comme - quasiment - un titulaire en puissance. La France privée de joueurs de profondeur lors de cette compétition ne le serait plus si elle lui faisait une nouvelle fois confiance. Jeune, Rémy a également évolué aux côtés de Benzema à Lyon et quand on sait le peu de temps que durent les rassemblements hors grande compétition, les complémentarités sont favorisées. L'Espagne en est l'exemple type. Pour continuer avec nos Olympiens, Diarra aura montré de par son Euro réussi, que ce soit aux supporters tricolores ou aux olympiens, qu'il n'est pas encore cramé. Si ce dernier avait raté son début de saison, il s'était, souvenez-vous, quelque peu ressaisi par la suite, comme lors de sa prestation face à l'Inter, et avait fini en trombe cette saison. Ou comment faire taire les critiques sans passer par les insultes. Son rôle de leader s'est aussi révélé notamment après la claque suédoise dans le vestiaire, jouant son rôle d'homme expérimenté et d'ancien capitaine. Blanc, qui l'a dirigé à Bordeaux, devrait ainsi continuer à lui faire confiance aussi bien pour ses qualités sportives que de leader.
Le troisième Olympien du voyage en Ukraine n'était autre que Captain Mandanda. Pour lui l'avenir semble tout tracé, l'excellent Euro de Lloris va conforter Blanc dans son choix et el Phenomeno, logiquement, va rester la doublure de l'ancien Aiglon. Sinon, du côté de Marseille, on voit peu de joueurs être sélectionnés avec la France. Cheyrou pourrait être de nouveau appelé ; en effet, un milieu avec lui et Cabaye pourrait être intéressant à expérimenter mais on est là dans l'ordre du très peu probable. Rod Fanni également, déjà sélectionné, pourrait l'être à nouveau. Tout est possible même si on en est dans ce cas au rang de l'utopie. Que ce soit dans l'axe où il est barré au minimum par Rami, Koscielny, Sakho et Yanga Mbiawa ou au poste de latéral droit où Debuchy s'illustre, avec Réveillère solide derrière.

Olympique de Marseille
Kaboul, Martin, Matuidi et Rémy, des jeunes sur qui l'équipe de France devrait s'appuyer dans le futur
(photo forzaOMdu34 / OM-Passion.com)


Vous l'aurez compris, avec ou sans Blanc à la baguette, si les Bleus veulent faire une bonne Coupe du Monde au Brésil (vous conviendrez qu'il faut d'abord se qualifier), il faudra une grosse remise en question agrémentée également de certains changements. Mais, est-ce que le changement c'est maintenant ?

Photo Euro : AFP

  • Olympique de Marseille
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