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OM - Reims : Doria, Super Vinc, cohérence et champagne

Le Jeudi 12 Février 2015 par

OM - Reims : Doria, Super Vinc, cohérence et champagne
Cohérence. Un mot décidément bien étranger à cet Olympique de Marseille, pour le meilleur et pour le pire. Dernier exemple en date ? Il tient en cinq lettres. D-O-R-I-A. Voilà un joueur, capitaine des moins de 21 ans du Brésil, recruté à prix d'or (5, 7, 8, 10M ?) à la dernière minute du mercato, fin Août par l'OM. Par l'OM ? Par Labrune plutôt qui a voulu mener sa campagne de recrutement seul, sans jamais consulter Bielsa. Ce dernier pensait que Barrada pouvait venir mais qu'il était plus prudent de le faire venir dans le cadre d'un prêt par exemple. Surtout, Bielsa ne connaissait absolument pas Doria, on comprend sa surprise quand il apprend son arrivée. La suite ? Une tragi comédie. Bielsa n'aligne jamais, pas même une minute, pas même quand la défense olympienne est décimée, le pauvre Doria. Le coach argentin assure qu'il ne fait que juger la valeur sportive du joueur, qu'il juge inférieure à celle de Nkoulou, Morel, Fanni, mais aussi Aloé, Sparagna, Romao en défenseur... Labrune reste droit dans ses bottes, parle d'adaptation et de patience, tout en assurant qu'il est hors de question d'envisager un départ. Dans la foulée, Doria est prêté, avec option d'achat, à Sao Paulo. Labrune, qui clame à la fois que Bielsa est un excellent entraineur et Doria un excellent joueur, se fait discret sur le sujet... Il est tout aussi discret concernant les 4 (!!) titulaires en fin de contrat en Juin (Morel, Fanni, André Ayew et Gignac).

Pour se rattraper « Super Vinc » arrache un prêt avec option d'achat d'Ocampos, milieu offensif (hum c'est peut être pas le poste où il y avait le plus urgence à recruter Vinc, un bon et solide milieu défensif pour épauler Imbula aurait sans doute été une idée plus judicieuse...) argentin (cadeau pour Bielsa) de Monaco (qui laisse bizarrement filer un de ses joueurs chez un concurrent direct). On imagine que Bielsa, qui avait réclamé, en vain et au milieu de nombreux autres joueurs restés loin de Marseille, Ocampos en juin sera ravi. Il l'est, mais son discours en conférence de presse nous laisse pantois sur ses rapports avec Labrune et l'absence totale (et totalement problématique) de communication entre les deux hommes. Bielsa n'a pas été consulté à ce sujet en janvier et a appris à la dernière minute l'arrivée d'Ocampos. Très cohérent tout ça... Bon le début de l'histoire est belle, Ocampos a marqué à Rennes pour sa première apparition en sortie de banc et a permis à l'OM d'éviter la défaite.

Les défaites, l'OM en a connu un peu trop ces derniers temps. Après avoir volé au-dessus de la L1 à la fin de l'été et au début de l'automne, les hommes de Bielsa sont nettement plus à la peine depuis. Pourtant privés de Coupe d'Europe, ils n'ont pas jugé utile de s'intéresser aux Coupes avec deux éliminations sans gloire en Coupe de France et en Coupe de la Ligue. En championnat le rythme a aussi nettement ralenti : la dernière victoire phocéenne à l'extérieur remonte au... 4 octobre ! Depuis l'OM n'a récolté que deux malheureux nuls en sept rencontres. Les Olympiens sont 6èmes à l'extérieur. Heureusement la série en cours est bien meilleure, fantastique même, à domicile : après la défaite inaugurale face à Montpellier, les hommes de Bielsa ont enchainé pas moins de 11 victoires ! Il serait de bon ton d'en enchainer une 12ème, non seulement pour battre des records mais surtout pour rester accroché à la roue de Lyon (2 points devant) et de Paris (à égalité de points). Sans oublier Sainté et Monaco qui ne sont pas largués derrière.

Pour atteindre cet objectif, Bielsa a retenu un groupe de 20 joueurs. Lemina, exclu à Rennes, est suspendu tandis que Nkoulou et Barrada (qui alterne prestations fantomatiques et blessures) sont blessés. On note la présence dans le groupe du jeune Néo Zélandais Tuiloma et la première apparition du capitaine des U19 Sané (arrière gauche). On savoure aussi le grand retour d'André Ayew, sans doute encore touché moralement après sa défaite épique, aux tirs aux buts, en finale de la CAN avec le Ghana face à la Côte d'Ivoire.

Et en face ? Reims est sur courant alternatif depuis le début de la saison, après le départ de son coach Hubert Fournier parti exercer ses talents à Lyon. Cette équipe de revanchards (Signorino, Bourillon, Charbonnier...) enchaine les séries, bonnes et mauvaises : nul face au PSG lors de la première journée puis trois défaites. Après deux belles victoires, la rechute est lourde : 0-5 face à... l'OM et 3-0 à Metz. La suite est meilleure et Reims finit 2014 par une belle victoire à Rennes. Mais 2015 commence de façon très laborieuse pour les hommes de Vasseur qui n'ont pris qu'un point (0-0 à domicile face à Lens, rien de glorieux donc) en 5 matchs. Résultat des courses ? Reims pointe à la 13ème place, à égale distance de la zone de relégation et du ventre mou qu'il aspire à rejoindre (d'autres préfèrent les abdos, chacun son truc...).

Pour assurer une indispensable victoire, et y ajouter la manière qui manque ces derniers temps, l'Olympique de Marseille pourra s'inspirer du match aller : le 23 septembre dernier, l'OM s'était imposé 5-0 à Reims avec des doublés de Gignac et Ayew. A l'époque les olympiens marchaient sur la Ligue 1 et sur leurs adversaires. L'exemple à ne pas suivre est celui de la saison passée : avec Abdallah, Diawara, Valbuena et Khalifa dans le 11 de départ, l'OM s'était incliné 3-2 au Vélodrome face à Reims, avec un but encaissé à la 90ème minute. Il faudra être cohérent sur le terrain pour éviter ce genre de mésaventures, plus cohérent qu'en coulisses... (coucou Vinc).