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Labrune : Sa conférence de presse décortiquée

Le Jeudi 13 Août 2015 par

Labrune : Sa conférence de presse décortiquée
On attendait du lourd. Forcément, c'est tellement pas l'habitude de "Vince" de s'adonner à cet exercice, lui qui préfère de loin le "off" et les communiqués laconiques !
Vingt-sept minutes, c'est une durée très brève pour ce qui était LA conférence de presse la plus attendue de L1 depuis longtemps... et pour longtemps encore ! On nous en avait annoncé vingt, alors forcément, certains s'attendaient à des révélations fracassantes et des annonces stupéfiantes (démission ? nomination d'un nouveau coach ? mise en vente officielle du club ?), tandis que d'autres, une large majorité en fait, espérait que Vincent Labrune allait se saisir de l'occasion pour fracasser Bielsa, jouer les pleureuses, et ainsi leur donner raison quant à leur opinion déplorable du bonhomme. Làs, Vincent Labrune a fait du Vincent Labrune. Peut-être recadré par sa patronne (c'est ce que la présence, pas prévue au programme, de Philippe Pérez, pourrait laisser supposer), le Président-délégué de l'Olympique de Marseille s'est surtout attaché à ne pas faire de vagues.


Extraits :


Concernant les clauses contractuelles incriminées par Bielsa, "Rien n'a changé, on a travaillé longtemps pour se rapprocher. L'actionnaire a fait des efforts importants pour qu'on puisse conclure un accord. Il y a eu une volonté de notre part de signer le contrat, une réunion d'ordre technique. Marcelo a voulu lever la condition suspensive de sa deuxième année de contrat. C'était de l'ordre du détail, et c'était réglé le soir-même !" expose-t-il d'emblée.
"Je l'ai vu après l'annonce de son départ, le point technique me semble être plus un prétexte qu'autre chose. Sa décision était prise. Il n'y a que lui qui peut expliquer pourquoi il est parti." D'autant que d'après Labrune, "Il n'y avait aucun différend financier. On parle de donner un contrat qu'on n'a jamais donné dans l'histoire de l'OM"
Il est vrai que Bielsa est connu pour se laisser aller à ses impulsions du moment, et que ce n'es pas la première fois qu'il quitte un club ou une sélection pour une question de virgule mal placée sur le carnet de tickets-resto ! Labrune n'a pas tort, alors que l'argentin a bénéficié d'un traitement de faveur tout particulier durant son mandat, le seul qui puisse s'expliquer sur la nature précise des termes du contrat qui l'ont défrisé, c'est Marcelo Bielsa lui-même, chose que le coach à la glacière s'est bien gardé de faire.
Aucun tacle assassin, donc, juste un constat d'impuissance, et pas mal d'amertume.

Labrune, d'ailleurs, n'entend pas laisser ternir la réputation sportive du divin Marcelo, et se montre élogieux quant à son bilan sur le banc olympien : "On a voulu faire passer le club dans une nouvelle ère, il nous apporté beaucoup en terme de professionnalisme, de rigueur et de méthode. Il laisse un héritage. Je suis très content que Franck et d'autres restent pour pouvoir perpétuer ses enseignements. Son passage était une bonne chose. On a tout changé structurellement sur le secteur sportif. L'engouement, le spectacle, la façon de jouer, ça a changé du tout au tout. La révolution culturelle a bien eu lieu ! ".
D'ailleurs, en dépit du coup de tonnerre provoqué par la démission de son leader, l'effectif encaisse plutôt bien : "Je ne vais pas vous dire que je suis content qu'il soit parti, mais on est content d'avoir cet effectif, j'ai vu les joueurs qui sont sereins"
S'il paraît évident qu'après avoir fait des pieds et des mains pour le recruter, mesuré son aura auprès du peuple marseillais et travaillé pied à pied pour le conserver, Vincent Labrune n'aurait pas été le moins du monde crédible s'il s'était acharné sur Bielsa au point de balayer son bilan sportif d'un revers de manche, l'allusion à l'effectif actuel n'est pas anodin : il s'agit bien d'un effectif qui, quoiqu'encore incomplet, a été voulu par Bielsa. Le rappeler à cette occasion était plutôt habile.
Où l'on reparle du dossier Doria. Le Président s'en sort avec une pirouette, qui n'est pas sans signifier que ce n'est pas vraiment l'urgence du moment : "C'est une affaire lointaine. Il est au club et on est très contents de l'avoir." Circulez, y a rien à voir !

Démission ? Le mot est lâché, Labrune élude : "Je m'accorde la responsabilité de l'avoir fait venir, il fallait le faire. Le pouvoir qu'on lui a donné est un choix de ma part, on avait besoin de redonner du rêve aux supporters. Je n'ai aucun remord, au contraire".
Ce n'était pas le sens de la question, mais en répondant à côté, Vincent Labrune laisse planer le doute, tant auprès des supporters que de sa hiérarchie : ce n'est pas le "cas" Bielsa seul qui suscite, au minimum, sa réflexion. De là à laisser entendre qu'il existe des problèmes encore plus sérieux...

L'autre question du jour, c'est bien évidemment le choix d'un nouvel entraîneur, un dossier sur lequel VincentLlabrune est évidemment très attendu. Mais en pleines négociations, alors qu'il travaille dans une urgence qu'il n'avait pas prévue, le Président peut-il lâcher inconsidérément des noms en pâture ? "Il reste trois semaines de mercato, on est satisfaits de la transition qui s'opère avec Franck (Passi, NdlR), ça nous laisse du temps pour qu'on trouve la bonne personne. On a valorisé nos actifs joueurs et on cherche quelqu'un capable de continuer ça et de s'adapter au projet du club. Bielsa est unique, on ne cherche pas un héritier. On se donne le temps de ne pas faire n'importe quoi."
C'est tout à l'honneur du club de ne pas se précipiter sur le premier Dupraz/Antonetti venu, même si une petite phrase fait grincer des dents : "C'est une question de philosophie, pas de nationalité. On veut un entraîneur offensif qui corresponde aux qualités de l'effectif". Reste à espérer que cela ne signifie pas qu'on en revienne aux recrutements "made in L1" qui ont fait tant de mal au club !
Au passage, cependant, Labrune ne manque pas de saluer les qualités du coach intérimaire: "Franck est un garçon remarquable, fidèle à l'institution." Il est notoire que Franck Passi est un mec loyal. son année de "stage" aux côtés de Bielsa lui a également certainement permis de développer des idées, des stratégies, de gagner en autonomie et en envie d'aller de l'avant, à tous les sens du terme. C'est bien de le souligner.

Il n'en reste pas moins que Philippe Pérez est là, sourcilleux, veillant au grain, et même de prendre la parole quand on commence à avoir soif de davantage de précisions : "Ça s'est très bien passé, des solutions alternatives à l'année optionnelle ont été proposées, ce n'est pas la première réunion que j'ai eue avec lui. J'étais le premier surpris par sa décision et notamment les motifs qu'il a avancés", lance-t-il en revenant sur la fameuse réunion du mercredi qui aurait tout chamboulé. Un coup d'épée dans l'eau, il ne fallait quand-même pas s'attendre à ce qu'il admette que les choses ne s'étaient pas vraiment passées comme prévu. Même si il est sans doute sincère lorsqu'il exprime sa surprise quant aux conséquences.

Et Labrune de conclure : "Margarita Louis-Dreyfus ? Elle est déçue, elle a l'impression d'avoir fait de gros efforts pour accéder aux demandes de Bielsa. Elle a l'impression qu'à un moment donné, il faut revenir à quelque chose de plus rationnel."
On a presque envie de rire (jaune) en songeant aux "efforts" de MLD, mais on ne peut s'empêcher également de s'interroger et même, de s'inquiéter : c'est quoi, pour la tsarine, être "rationnel" ?

Cette volonté réaffirmée de rester lisse, rassurant, de ne pointer les responsabilités de personne, et au final, de ne pas dire grand chose qu'on ne sache déjà, a-t-elle la moindre chance d'apaiser les inquiétudes des supporters ? la réponse est non, clairement. Conf' de presse, ou perte de temps ? L'OM et ses supps restent dans le flou et le marasme, tandis que VLB, sans décevoir ni satisfaire qui que ce soit, continue, vaille que vaille, à incarner la "Force Tranquille". Ce qui, après tout, est son rôle. Ingrat, sans doute, mais après tout, c'est lui qui a choisi de rester...

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vascancehlos vascancehlos
28 Septembre 2016 à 18H30

Michel allume Vincent Labrune, "le problème de l'OM"

A l'antenne de la radio espagnole Onda Cero, Michel s'est payé la direction de l'OM qui souhaite le limoger pour faute grave et donc sans indemnités. Le coach espagnol a également taclé son ex-président, selon lui à l'origine de tous les maux du club.

Michel en a gros sur le cœur. Toujours en conflit avec l'OM qui l'a mis à pied à titre conservatoire en avril et qui cherche à le virer pour faute grave sans lui verser d'indemnités comme le révélait RMC Sport à l'époque, le technicien espagnol s'est épanché sur les ondes d'Onda Cera.

« Ils ont ouvert une enquête pour mauvais comportement avec dix points, confie Michel. Sur les dix points, l'un d'eux était par exemple que j'avais donné un jour de vacances en trop aux joueurs. Un autre était que je ne mettais pas la tenue du club lors des conférences de presse. Je sais que j'avais un contrat béton, car en France les contrats des entraîneurs sont d'au moins deux ans et les deux ans doivent être payés. Ils essayent de faire traîner les choses parce que le club est en vente et ils espèrent que celui qui viendra réglera le conflit. »

« La pire chose qui me soit arrivée à Marseille, c'est Vincent Labrune »

L'ancien coach du FC Séville et de l'Olympiakos a également vanté les mérites du club phocéen, tout en taclant sévèrement son ex-président, Vincent Labrune : « C'est un grand club, avec de grands supporters et un stade merveilleux. C'est un club qui me rappelle un peu Valence. La pire chose qui me soit arrivée là-bas, c'est d'avoir un président qui aujourd'hui, d'ailleurs, n'est plus là. Au final, je crois que le problème de ce club, c'était ce président, qui était vraiment exaspérant (...) C'est un club avec beaucoup de problèmes, notamment à cause de l'ancien président qui était un homme habitué à se retrouver dans des situations louches ».

http://rmcsport.bfmtv.com/football/mich ... 42013.html
jay-jay jay-jay
20 Juillet 2016 à 13H09

Entre VLB dont le départ est sans cesse repoussé et MLD qui pense pouvoir tirer plus d'argent parce que les finances sont assainies, on est bien dans la merde avec ces guignols....
Pirouli Pirouli
20 Juillet 2016 à 11H57

Jusqu'à lundi à MINIMA !!!! Et comme tout le monde refuse les différents postes à pourvoir, je sens bien le coup du "je reste car personne ne veut de la place" :evil: :facepalm:
aslan aslan
20 Juillet 2016 à 09H26

http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Vincent-labrune-devrait-rester-a-l-om-au-moins-jusqu-a-lundi/708224

jusque lundi maintenant.... il a le temps de faire une tonne de connerie avec ces jour en plus....

pffff il s accroche , encore un difficile a degager , pire que des morpions :endente:
okay63 okay63
19 Juillet 2016 à 19H02

la qualité de l'effectif a ,au minimum, été divise par 5 :(
Sid Sid
19 Juillet 2016 à 14H27

Tiens j'ai vu ça tout à l'heure, histoire d'un petit rappel:

Équipe de l'OM quand Labrune a été nommé président en 2011: Mandanda- Fanni, Diawara, M'bia, Azpi- Cheyrou- Lucho, Ayew- Valbuena, Gignac, Rémy. Entr: Deschamps

Équipe de l'OM actuellement, donc quand il va partir: Pelé- Sakai, Hubocan, Rekik, Bedimo- Diarra, Sparagna- Alessandrini, Cabella, Sarr- Rabillard. Entr: Passi

aslan aslan
19 Juillet 2016 à 09H57

J-2 !!!!!
vascancehlos vascancehlos
16 Juillet 2016 à 11H43

OM : Vincent Labrune, le pire président

Nommé à la tête du club le 9 juin 2011, l'Orléanais a vu son mandat marqué par les échecs

Cinq ans, un mois et quelques jours. Entamé le 9 juin 2011, le mandat de Vincent Labrune en tant que président de l'OM aura duré le temps d'un quinquennat. Et un peu plus encore, s'il se termine le 21 juillet. Soit 1869 jours. Cinq longues années durant lesquelles l'Orléanais a réussi le tour de force de devenir le dirigeant le plus détesté de la riche histoire du club olympien. Sans jamais parvenir à inverser la courbe. Pire, il restera comme le président qui a dilapidé le patrimoine de l'OM et mis à mal la ferveur marseillaise du Vélodrome.

Un dirigeant au bilan lamentable

L'assertion peut sembler cruelle. Mais elle résume parfaitement le bilan de Vincent Labrune, qui doit être jugé sur ses résultats et à l'aune de la mission que lui a confié Margarita-Louis Dreyfus en le nommant. Autant le dire, donc, il n'a rien réussi : pas de titre à son actif, hormis un trophée en coupe de la Ligue (merci DD), une participation en Ligue des champions (après la 2e place inespérée de Baup), suivie d'un 0 pointé en phase de poules (six défaites, dans un groupe composé d'Arsenal, Dortmund et Naples), nouveau record du football français.

Quant à la feuille de route édictée par MLD, à savoir mettre le club en ordre financièrement, là aussi, force est de constater qu'il a failli. Titulaire d'un diplôme en économie, il a pourtant eu les pires peines du monde pour s'en sortir avec les cordons de la bourse olympienne. Bien plus à l'aise pour tirer les ficelles en coulisses, il a donc dû faire appel à la veuve de RLD pour renflouer les caisses jusqu'en 2013 malgré une politique d'austérité sans précédent. Depuis, il a jonglé avec les déficits et joué avec la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

Voilà pour le palmarès et la mission, auxquels il faut y ajouter six entraîneurs éprouvés en cinq ans : Didier Deschamps, Élie Baup, José Anigo, Marcelo Bielsa, Michel et Franck Passi. Chez lui, d'ailleurs, la balance positif-négatif penche clairement d'un côté. Ses seuls faits d'arme, finalement, sont d'avoir recruté Marcelo Bielsa, en 2014, et Lassana Diarra, un an plus tard. Mais même ses bonnes actions sont entachées de problèmes : il n'a pas donné les clés au premier et a offert au second la possibilité de partir en méprisant le club.

En revanche, la liste de ses erreurs est aussi longue qu'un jour sans pain : pêle-mêle, citons le travail dans l'ombre pour évincer Pape Diouf, sa prise de position en faveur de José Anigo dans le conflit avec Didier Deschamps, les efforts pour éliminer Jean-Claude Dassier, le limogeage d'Élie Baup dans la précipitation, le fumeux projet Dortmund transformé en "Projet Blair Witch", selon le bon mot de Michel Tonini, le départ gratuit des cadres (Gignac, Ayew, Morel, Fanni, Romao, Nkoulou), l'erreur de casting Michel... Une sorte de dealer de rêve transformé en marchand de sommeil.

Un recruteur de salon

"Labrune n'est pas un homme du foot. Il ne sait pas ce que c'est." La remarque, signée Basile Boli, date du 24 mai 2013 dans les colonnes du Parisien. Plus de deux ans et un retournement de veste plus tard, assorti d'un honorable contrat, "Basilou" est devenu le défenseur attitré de VLB. Il a eu beau revenir sur sa saillie, celle-ci symbolise toutefois le regard que portent les supporters de l'OM sur l'ex-attaché de presse de France TV et ancien porteur d'eau de feu Jean-Luc Delarue. Un homme qui a connu une ascension fulgurante dans le monde des médias après avoir gagné la confiance de JLD. Un schéma de jeu qu'il a ensuite reproduit, animé par une ambition personnelle dévorante, pour devenir l'homme-lige de Robert Louis-Dreyfus jusqu'à son décès, le 4 juillet 2009, puis celui de Margarita, sa veuve. En confiance dans ses nouvelles attributions, il s'est même pris au jeu des transferts tout en zappant la cellule de recrutement et en se faisant alpaguer par certains agents qui lui ont fait tourner la tête.

En plein mercato, alors qu'il se disait débordé, il pouvait passer 1h au téléphone avec chaque journaliste de différents médias pour les aiguiller et, surtout, préparer son service après-vente. Ou distiller les infos, et choisir à l'envi à qui il donnerait la primeur. Toujours en off, bien sûr.

Une personnalité stupéfiante

C'est sûrement le côté le plus sombre de Vincent Labrune. Un homme aux airs de mec brillant et sympa. Mais qui s'est plus souvent avéré calculateur, voire manipulateur, parfois même les deux à la fois. Et, surtout, un personnage à l'égoïsme forcené et au mépris colossal pour les Marseillais, pour les supporters de l'OM, auxquels il a récupéré la gestion des cartes d'abonnements en virages, et pour les salariés du club : "Premier arrivé, dernier parti", "Je suis le seul à bosser dans ce club", martelait-t-il à ses interlocuteurs alors qu'il était rarement présent à La Commanderie.

Une attitude exécrable souvent dépendante de son état d'excitation. L'Orléanais fait partie de cette caste capable de décrocher son téléphone et de faire jouer son réseau à des fins peu élégantes. Un homme qui n'hésite pas à appeler un patron de journal pour se plaindre d'un plumitif trop critique à son goût (ou d'attaquer en justice des journalistes), de téléphoner à un dirigeant de chaîne pour faire cesser la diffusion d'un reportage, ou encore de menacer un serveur d'appeler le patron d'Accor car celui-ci ne veut plus l'abreuver au bar de l'hôtel... Un homme avec un tel sentiment d'impunité qu'il propose à un fonctionnaire de police qui procède à son audition dans le cadre des transferts présumés douteux à l'OM, un contrat pour devenir "Monsieur sécurité" du club olympien !

Spécialiste dans l'art de rejeter la faute sur les autres, il a souvent utilisé ses collaborateurs, Philippe Perez en tête, en leur donnant le mauvais rôle. Au vrai, les Marseillais ne l'ont jamais adopté. Quand il est arrivé dans la cité phocéenne, il trimbalait déjà une image d'intrigant avec son costume noir et sa chemise blanche. Cinq ans plus tard, il a gagné des surnoms en pagaille : s'il signe VLB, il est devenu "Barule" pour les Saint-Rémois qui le voient errer dans la ville, portable collé à l'oreille. Une bande d'abonnés en tribune Ganay, loin d'être les plus virulents au stade, l'a nommé "V. Le Bourrin" ou "V. Le Blaireau". D'autres, et pas seulement Charles Villeneuve, préfèrent le terme de "Chevelu" alors que Louis Acariès et Brahim Asloum, amis des débuts avant d'être zappés, ont choisi "Brutus". "Vince Vega", du nom du personnage de Pulp Fiction, ou "Calamity Vince" sont d'autres de ses sobriquets.

Un commercial de crise

Présenté comme un spécialiste de la communication de crise, il a perdu son sang-froid dès qu'il a été sous le feu des critiques avec des sorties médiatiques non-contrôlées. Mais il a démontré une certaine aptitude pour retourner les situations en sa faveur. Certaines ventes en font partie (de Imbula à Thauvin, en passant par Batshuayi), même s'il a surtout profité de la folie du marché anglais et réalisé des montages pas toujours gagnants. Même devant la DNCG, il a réussi ses coups, non sans jouir du poids du club olympien au sein du foot hexagonal. Et tout en étant le pire président de son histoire.

http://www.laprovence.com/article/om/40 ... ident.html
vascancehlos vascancehlos
16 Juillet 2016 à 11H43

OM : Vincent Labrune, le pire président

Nommé à la tête du club le 9 juin 2011, l'Orléanais a vu son mandat marqué par les échecs

Cinq ans, un mois et quelques jours. Entamé le 9 juin 2011, le mandat de Vincent Labrune en tant que président de l'OM aura duré le temps d'un quinquennat. Et un peu plus encore, s'il se termine le 21 juillet. Soit 1869 jours. Cinq longues années durant lesquelles l'Orléanais a réussi le tour de force de devenir le dirigeant le plus détesté de la riche histoire du club olympien. Sans jamais parvenir à inverser la courbe. Pire, il restera comme le président qui a dilapidé le patrimoine de l'OM et mis à mal la ferveur marseillaise du Vélodrome.

Un dirigeant au bilan lamentable

L'assertion peut sembler cruelle. Mais elle résume parfaitement le bilan de Vincent Labrune, qui doit être jugé sur ses résultats et à l'aune de la mission que lui a confié Margarita-Louis Dreyfus en le nommant. Autant le dire, donc, il n'a rien réussi : pas de titre à son actif, hormis un trophée en coupe de la Ligue (merci DD), une participation en Ligue des champions (après la 2e place inespérée de Baup), suivie d'un 0 pointé en phase de poules (six défaites, dans un groupe composé d'Arsenal, Dortmund et Naples), nouveau record du football français.

Quant à la feuille de route édictée par MLD, à savoir mettre le club en ordre financièrement, là aussi, force est de constater qu'il a failli. Titulaire d'un diplôme en économie, il a pourtant eu les pires peines du monde pour s'en sortir avec les cordons de la bourse olympienne. Bien plus à l'aise pour tirer les ficelles en coulisses, il a donc dû faire appel à la veuve de RLD pour renflouer les caisses jusqu'en 2013 malgré une politique d'austérité sans précédent. Depuis, il a jonglé avec les déficits et joué avec la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

Voilà pour le palmarès et la mission, auxquels il faut y ajouter six entraîneurs éprouvés en cinq ans : Didier Deschamps, Élie Baup, José Anigo, Marcelo Bielsa, Michel et Franck Passi. Chez lui, d'ailleurs, la balance positif-négatif penche clairement d'un côté. Ses seuls faits d'arme, finalement, sont d'avoir recruté Marcelo Bielsa, en 2014, et Lassana Diarra, un an plus tard. Mais même ses bonnes actions sont entachées de problèmes : il n'a pas donné les clés au premier et a offert au second la possibilité de partir en méprisant le club.

En revanche, la liste de ses erreurs est aussi longue qu'un jour sans pain : pêle-mêle, citons le travail dans l'ombre pour évincer Pape Diouf, sa prise de position en faveur de José Anigo dans le conflit avec Didier Deschamps, les efforts pour éliminer Jean-Claude Dassier, le limogeage d'Élie Baup dans la précipitation, le fumeux projet Dortmund transformé en "Projet Blair Witch", selon le bon mot de Michel Tonini, le départ gratuit des cadres (Gignac, Ayew, Morel, Fanni, Romao, Nkoulou), l'erreur de casting Michel... Une sorte de dealer de rêve transformé en marchand de sommeil.

Un recruteur de salon

"Labrune n'est pas un homme du foot. Il ne sait pas ce que c'est." La remarque, signée Basile Boli, date du 24 mai 2013 dans les colonnes du Parisien. Plus de deux ans et un retournement de veste plus tard, assorti d'un honorable contrat, "Basilou" est devenu le défenseur attitré de VLB. Il a eu beau revenir sur sa saillie, celle-ci symbolise toutefois le regard que portent les supporters de l'OM sur l'ex-attaché de presse de France TV et ancien porteur d'eau de feu Jean-Luc Delarue. Un homme qui a connu une ascension fulgurante dans le monde des médias après avoir gagné la confiance de JLD. Un schéma de jeu qu'il a ensuite reproduit, animé par une ambition personnelle dévorante, pour devenir l'homme-lige de Robert Louis-Dreyfus jusqu'à son décès, le 4 juillet 2009, puis celui de Margarita, sa veuve. En confiance dans ses nouvelles attributions, il s'est même pris au jeu des transferts tout en zappant la cellule de recrutement et en se faisant alpaguer par certains agents qui lui ont fait tourner la tête.

En plein mercato, alors qu'il se disait débordé, il pouvait passer 1h au téléphone avec chaque journaliste de différents médias pour les aiguiller et, surtout, préparer son service après-vente. Ou distiller les infos, et choisir à l'envi à qui il donnerait la primeur. Toujours en off, bien sûr.

Une personnalité stupéfiante

C'est sûrement le côté le plus sombre de Vincent Labrune. Un homme aux airs de mec brillant et sympa. Mais qui s'est plus souvent avéré calculateur, voire manipulateur, parfois même les deux à la fois. Et, surtout, un personnage à l'égoïsme forcené et au mépris colossal pour les Marseillais, pour les supporters de l'OM, auxquels il a récupéré la gestion des cartes d'abonnements en virages, et pour les salariés du club : "Premier arrivé, dernier parti", "Je suis le seul à bosser dans ce club", martelait-t-il à ses interlocuteurs alors qu'il était rarement présent à La Commanderie.

Une attitude exécrable souvent dépendante de son état d'excitation. L'Orléanais fait partie de cette caste capable de décrocher son téléphone et de faire jouer son réseau à des fins peu élégantes. Un homme qui n'hésite pas à appeler un patron de journal pour se plaindre d'un plumitif trop critique à son goût (ou d'attaquer en justice des journalistes), de téléphoner à un dirigeant de chaîne pour faire cesser la diffusion d'un reportage, ou encore de menacer un serveur d'appeler le patron d'Accor car celui-ci ne veut plus l'abreuver au bar de l'hôtel... Un homme avec un tel sentiment d'impunité qu'il propose à un fonctionnaire de police qui procède à son audition dans le cadre des transferts présumés douteux à l'OM, un contrat pour devenir "Monsieur sécurité" du club olympien !

Spécialiste dans l'art de rejeter la faute sur les autres, il a souvent utilisé ses collaborateurs, Philippe Perez en tête, en leur donnant le mauvais rôle. Au vrai, les Marseillais ne l'ont jamais adopté. Quand il est arrivé dans la cité phocéenne, il trimbalait déjà une image d'intrigant avec son costume noir et sa chemise blanche. Cinq ans plus tard, il a gagné des surnoms en pagaille : s'il signe VLB, il est devenu "Barule" pour les Saint-Rémois qui le voient errer dans la ville, portable collé à l'oreille. Une bande d'abonnés en tribune Ganay, loin d'être les plus virulents au stade, l'a nommé "V. Le Bourrin" ou "V. Le Blaireau". D'autres, et pas seulement Charles Villeneuve, préfèrent le terme de "Chevelu" alors que Louis Acariès et Brahim Asloum, amis des débuts avant d'être zappés, ont choisi "Brutus". "Vince Vega", du nom du personnage de Pulp Fiction, ou "Calamity Vince" sont d'autres de ses sobriquets.

Un commercial de crise

Présenté comme un spécialiste de la communication de crise, il a perdu son sang-froid dès qu'il a été sous le feu des critiques avec des sorties médiatiques non-contrôlées. Mais il a démontré une certaine aptitude pour retourner les situations en sa faveur. Certaines ventes en font partie (de Imbula à Thauvin, en passant par Batshuayi), même s'il a surtout profité de la folie du marché anglais et réalisé des montages pas toujours gagnants. Même devant la DNCG, il a réussi ses coups, non sans jouir du poids du club olympien au sein du foot hexagonal. Et tout en étant le pire président de son histoire.

http://www.laprovence.com/article/om/40 ... ident.html
okay63 okay63
15 Juillet 2016 à 11H49

Marseille : Labrune, cinq années de présidence qui ont fait plonger l'OM

Jeudi prochain, Vincent Labrune passera la main. Après cinq années de présidence, l'Orléanais est à bout de forces et n'est plus en odeur de sainteté au sein du club phocéen. Un club qu'il a tiré vers le bas en multipliant les erreurs de gouvernance et qu'il laisse dans un sale état.....

la suite ici http://www.football365.fr/marseille-lab ... 26769.html
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