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Des lendemains meilleurs pour l'OM ?

Le Vendredi 15 Janvier 2016 par

Des lendemains meilleurs pour l'OM ?
Au mois de septembre 2015, c'était l'élément de langage que martelait Vincent Labrune à tous les journalistes de son carnet d'adresse : à partir de 2016, l'OM entre dans un cercle économique vertueux.

Ce qui est certain c'est que, comme il le disait pour accompagner son propos, la masse salariale sera la plus basse de sa présidence.
Si on le dit comme ça, on se dit que c'est génial et que l'OM est enfin bien géré. Mais quand d'un autre côté, sur le plan du jeu sur le rectangle vert, l'OM produit cette saison son pire contenu depuis son trou d'air du début des années 80, on peut se demander si on peut se vanter d'une telle gestion.

Levons toute ambiguïté, il est possible de bien jouer au football et d'avoir quelques résultats avec peu de moyens et une masse salariale maîtrisée. En France, Caen le rappelle cette saison, mais on peut citer également Sassuolo en Italie ou le Celta Vigo en Espagne. Rassurez-vous, pas de projet Celta Vigo en vue !

Le hic est que, dans ces conditions, pour arriver à avoir une équipe performante et agréable à voir jouer, il faut au moins deux fondamentaux sur lesquels le club ne veut pas s'appuyer et se structurer en conséquence : la cellule de recrutement qui supervise chaque saison un certain nombre de pépites sans même savoir si ses rapports sont lus ; et le centre de formation, qui après avoir eu quelques espoirs d'être enfin valorisé lors du passage de Bielsa et son fidèle assistant Diego Reyes, a dû déchanter depuis l'arrivée de l'ancien membre de la quinta del buitre.
Cela aurait pu quand même fonctionner mieux si à la tête de l'équipe officiait un entraîneur de talent avec une identité de jeu claire et évidemment, parce qu'on est l'OM, tournée vers l'offensive. Mais à force de faire de l'anti Bielsa, Michel a détruit toute idée de jeu.

Cette saison est quasiment déjà foutue. Vous allez me dire que l'OM est encore en course sur 3 tableaux. C'est vrai mais n'est-ce pas l'arbre qui cache la forêt ? En Ligue Europa, il serait miraculeux de passer l'obstacle Bilbao pour cet OM sans jeu ni caractère. En Ligue 1, on est surtout en course pour le ventre mou (en espérant que ça ne soit pas pire). En Coupe de France, il ne faut pas insulter l'avenir mais qui peut croire aujourd'hui en nos chances quand sont encore en course le PSG, l'OL, Monaco et compagnie ?

Mais alors, ce cercle économique vertueux permettra-t-il à l'OM d'avoir un avenir meilleur ?
J'ai déjà évoqué la cellule de recrutement et le centre de formation plus haut. La cellule de recrutement a longtemps souffert du mode de fonctionnement du club qui consistait (en grossissant le trait) à aller chercher les joueurs qui pouvaient l'intéresser dans le catalogue du cercle restreint d'agents avec qui il travaillait. Au mois d'août dernier, c'est l'entrée de Doyen sport dans les petits papiers de l'OM qui a cette fois rendu inaudible la cellule de recrutement.

L'autre effet notable de la stratégie de recrutement opérée au mois d'août dernier est qu'elle repose sur un nombre important de prêts. Cela réduit considérablement l'actif joueurs. En effet, sur quoi va pouvoir compter l'OM pour investir sur le marché des transferts l'été prochain ? Pas sur un investissement de son actionnaire majoritaire. Il faut donc compter sur la vente d'actifs joueurs pour pouvoir recruter. Dans l'effectif actuel qui est vendable de manière avantageuse ? Cherchez bien, vous ne trouverez que Michy, Mendy et peut-être Ocampos et Rekik dans un an ou deux s'ils inversent leurs courbes de performance. Il y a fort à parier que la priorité pour la direction sera de vendre Michy. Vous avez des sueurs froides ? Consolez-vous moi aussi.

Dans ces conditions, il aurait été précieux de pouvoir compter sur des talents formés au club mais comme gouverner c'est prévoir et que personne à l'OM n'a réellement prévu, aucune jeune pousse du centre de formation ne semble pour le moment en mesure de devenir une pièce maîtresse du groupe pro dès la saison prochaine.

Tout n'est pas complètement noir pour l'avenir cependant. Les recettes vont logiquement augmentées avec l'entrée en vigueur des nouveaux montants des droits TV. Mais j'ai une mauvaise nouvelle. Ils vont augmenter pour tous les clubs de ligue 1 et surtout ils sont bien en deçà de ce qu'il se pratique en Angleterre, Espagne, Allemagne et Italie.

Enfin, l'OM espérait encore en septembre dernier pouvoir compter sur une croissance de ses recettes stade. Avec un stade vélodrome qui se vide, la passion étant tuée dans l'oeuf par le spectacle affligeant proposé depuis septembre et par les résultats, cela risque d'être compliqué.

Enfin concernant l'actif stade, l'OM a à nouveau pris un retard conséquent sur l'OL puisque ce dernier est maintenant propriétaire de son stade (et bien plus au sein du Parc OL), choix qui n'a pas été fait par notre OM.

Là encore, puisque gouverner c'est prévoir et que cela n'a pas été prévu, ne peut-on pas se poser des questions sur la qualité de la gouvernance du club ?

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mlamer mlamer
21 Janvier 2016 à 23H37

Oui, tu résume bien à la fin de l'article, la prévoyance eut été de savoir qu'à jeu minable on perd des abonnements et des entrées et donc de l'argent! Et que si ça rentre d'un coté ( moins de dépenses) et que ça sort de l'autre (moins de spectateurs), on à globalement moins de sous, moins de niveau et moins de coupe d'Europe qui ramènent moins de sous etc...
yank64 yank64
15 Janvier 2016 à 22H56

Très bon article l'ami ! pour une première on peut dire que c'est réussi ! :vuvu:
lodimaster lodimaster
15 Janvier 2016 à 22H12

Des lendemains meilleurs pour l'OM ?

Au mois de septembre 2015, c'était l'élément de langage que martelait Vincent Labrune à tous les journalistes de son carnet d'adresse : à partir de 2016, l'OM entre dans un cercle économique vertueux.
Ce qui est certain c'est que, comme il le disait pour accompagner son propos, la masse salariale sera la plus basse de sa présidence.
Si on le dit comme ça, on se dit que c'est génial et que l'OM est enfin bien géré. Mais quand d'un autre côté, sur le plan du jeu sur le rectangle vert, l'OM produit cette saison son pire contenu depuis son trou d'air du début des années 80, on peut se demander si on peut se vanter d'une telle gestion.
Levons toute ambiguïté, il est possible de bien jouer au football et d'avoir quelques résultats avec peu de moyens et une masse salariale maîtrisée. En France, Caen le rappelle cette saison, mais on peut citer également Sassuolo en Italie ou le Celta Vigo en Espagne. Rassurez-vous, pas de projet Celta Vigo en vue !


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