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OM 0-0 Bordeaux : 24H avec Vincent Labrune

Le Mardi 12 Avril 2016 par

OM 0-0 Bordeaux : 24H avec Vincent Labrune
Vincent Labrune est un homme de communication. C'est certainement ce qui explique qu'il ait accepté la proposition qu'Ohaime-Passion lui a faite le mardi 29 mars dernier : passer une journée avec lui un jour de match. Par commodité, le rendez-vous est donc fixé à la prochaine rencontre à domicile, le 10 avril pour la réception de Bordeaux. Malgré la situation difficile, le rendez-vous est confirmé. Toute reculade aurait de toute façon eu des conséquences médiatiques, et ça VLB n'en n'a pas vraiment besoin. Rendez-vous est pris à 9h devant chez lui pour un dimanche ordinaire, ou presque...

8h59 : Nous tapons à la porte. Vincent Labrune, la voix enfarinée nous demande notre identité. Armé d'un peigne, ce dernier nous ouvre.

10h13 : Le président a fini de se coiffer. Son chauffeur vient nous chercher devant sa villa, direction la Commanderie.

10h21 : Vince' vient de s'apercevoir de sa bévue, il ordonne sur le champ à son chauffeur de faire demi-tour. Il a déjà raté la première minute d'auto-moto. Le stress le gagne. Il se ronge les ongles tout en fumant une clope.

11h02 La voiture repart de chez lui. Cette fois-ci, c'est la bonne, direction la Commanderie.

11h12 : La voiture nous dépose dans le centre d'entraînement RLD. Labrune a vu quelques tags à son effigie sur les murs de la ville. Il exulte : « c'est le début de ma célébrité ».

11h17 : Le président rentre dans son bureau.

11h18 : Le président sort de son bureau. « Mon boulot pour la matinée est terminé ! ». Il poursuit la mine déconfite : « quel dur labeur ! ».

11h23 : Nous croisons Julien Rodriguez dans les couloirs du centre. Vincent l'a invité pour l'inauguration d'une infirmerie à son nom.

11h36 : De retour dans son bureau, nous pouvons admirer la déco' cosy. Calé au milieu d'une affiche de TF1 et d'une pub pour sa boîte (« VLB production ») trône un portrait de Pape Diouf. Entre les deux yeux de l'ex-président, une fléchette est enfoncée dans le mur.

12h18 : Laburne se dirige vers le balcon pour voir la mise en jambes orchestrée par Michel avant la rencontre cruciale du soir.

12h22 : Michel met fin à la séance. Les joueurs les plus endurants ont parcouru 2 tours de terrain. Il nous confiera avoir eu peur d'avoir trop puisé sur le physique de ses ouailles.

13h05 : Un petit groupe de joueurs installe une shisha. Labrune souriant : « On a souvent dit que ce n'était pas une équipe de potes. Ils le démontrent aujourd'hui. Ce sont des activités comme celles-ci qui fédèrent un groupe ».

13h46 : Après s'être fait livrer le repas de la part d'un restaurateur étoilé de la ville, Vincent Labrune tombe nez-à-nez avec Marcelo Bielsa qui ouvre énergiquement la porte de son bureau. El loco lui propose de revenir pour « sauver l'OM et poursuivre l'aventure pour les supporters ! ». Vincent, dégoulinant à grandes goûtes pousse un hurlement. Après avoir repris son souffle et ses esprits, il se rendort. Quel cauchemar !

15h18 : Labrune allume la télé. Il veut mettre D17 mais son doigt ripe malencontreusement. Une chaîne bizarre apparaît du nom d'Arte. A l'écran, un documentaire animalier avec un berger du Larzac et ses onze chèvres. Vincent nous dit adorer la nature.

19h32 : Après avoir fait 4h de parties endiablées de Perudo* avec Michel, Vince' est conduit vers le Vélodrome.

20H02 : Le président est informé des nombreuses banderoles hostiles notamment à son encontre et celle de MLD. Lucide quant à la prestation à venir des Olympiens, ce dernier donne le feu vert pour les laisser passer à l'entrée. De la pub gratuite, c'est toujours bon à prendre.

21h09 : Labrune aperçoit une banderole de la Vieille Garde où il est cité ainsi qu'Igor Levin avocat de Margarita et MLD elle-même. Ne connaissant pas l'alphabet cyrillique il demande à une connaissance espagnole de faire la traduction. Michel accepte.

21h14 : Vince' aperçoit une banderole des MTP « Quand la tête te fais mal, que tu sens un malaise en toi, il faut lâcher prise, allez Labrune casse toi ». Trop c'est trop. Le président qui paraissait tout supporter jusque là ressort de sa veste de costard, Hector, son vieux doudou. Il prie un de ses bras droits d'accepter de former une cellule de crise en jouant aux petits chevaux.

21h19 : Vincent décide de passer aux choses sérieuses. Il appelle Matt Pokora en tribunes pour qu'il lui chante « tous les cris des SOS » de Balavoine.

21h37 : Labrune entend Benny Hill raisonner dans les tribunes. Il appelle de ce pas le responsable communication et lui ordonne de le rejoindre. Le président qui se déhanche sur cette musique entraînante tente alors un coller-serré avec ce dernier qui accepte finalement, gêné. Vince' le félicite pour ce choix de musique qui « pèse dans le game ». Heureux comme un gosse, il s'essaie à quelques notes sur la guitare dédicassée par Florent Pagny qui sera offerte en fin de match à un spectateur.

21h39 : Le président aperçoit enfin les chèvres qui déambulent dans le virage Sud. Une forme suspecte apparaît sous le Jeans de Vince'. Nous prenons peur lorsqu'il se dirige vers nous et nous serre dans ses bras. « Vous avez vu, les supporters ont du être au courant que je suis tombé sur ce documentaire à la télé tout à l'heure. Ils veulent certainement me rendre hommage. La fuite ne peut venir que de vous. Merci, vous allez contribuer à faire de moi un homme célèbre. La Nabila à barbe ! »

22h05 : Ginette, 86 ans, menace Vincent au bout du fil. « Si tu fais rien j'appelle la police pour tapage nocturne ». Devant la teneur de la situation, Laburne s'exécute. A contre cœur parce que Benny Hill c'était cool. Il demande aux électriciens du stade de couper la sono des Winners. 68€ pour tapages nocturnes, c'est une dépense qui compte dans les finances de l'OM.

22h11 : Face à la prestation pitoyable de ses protégés, Vince' regarde avec envie les posters qu'il a affiché dans le bureau présidentiel. Ce sont ceux de Christian Giménez et Thomas Deruda. La larme à l'oeil, il nous met dans la confidence : "J'aurais aimé attirer de tels joueurs vous savez". Des posters de Gimenez et Deruda ? OMmag aura vraiment tout osé dans son histoire.

22h15 : Thauvin réussit sa première passe de la rencontre.

22h16 : Le jeune joueur cède sa place à Nkoudou.

22h25 : Bob l'éponge rentre en jeu.

22h38 : Vince' aperçoit une banderole dans le Virage Sud « MLD go to Panama ». Il est frustré, lui aussi aimerait prendre des vacances.

22h57 : Il croise Basile Boli qui passait devant le bureau présidentiel. Frustré de ne pas avoir eu la traduction de la banderole, VLB demande au buteur du 26 mai 93 de ne pas épargner Michel devant la presse.

23h06 : Protégé par les policiers de la BAC, Vince' se sent pousser des ailes. Il propose un billard à son entourage. Jacqueline, 48 ans qui n'a pas touché à des boules et une queue depuis 11 ans pousse un « oui ! » torride. Elle prend une queue énergiquement. "Alors, on joue ?"

23h08 : Alors que les supporters sont toujours aussi vindicatifs, nous demandons au président s'il n'a pas peur lui l'Orléanais de subir le même sort que Jeanne d'Arc. Ce dernier ne semble pas la connaître, il nous lance. "C'est qui Jeanne ? Mais elle est où Jeanne?"

23h11 : Labrune trouve ce grabuge vraiment insupportable autour du stade. De peur que dame Ginette mette ses menaces à exécution, ce dernier souhaite aller voir les supporters pour leur demander de crier moins fort. La police l'en dissuade.

23h18 : Labrune est fanny. Avant de passer sous le billard, il essaie de remettre en question la claque subie. « On avait dit qu'on jouait sans les bandes les gars ! ».

02h12 : La traduction de la banderole de la Vieille Garde arrive aux oreilles du président. Il demande de la faire enlever. Elle n'y est déjà plus. Vincent s'exclame :« ils ont quand même bon fond ces supporters ».

02h18 : Labrune nous remercie pour cette journée en notre compagnie. « Revenez quand vous voulez, la prochaine fois c'est certain, l'OM l'emportera !»

Nul doute que la courbe du chômage se sera inversée d'ici là...

*Jeu de dés, variante du poker menteur.

(Reconstitution d'une conversation réelle entièrement pas filmée et basée sur la bonne foi de faux témoignages d'époque, le tout certifié au carbone 14 et approuvé par un arracheur de ratiches. La scène suivante, pour d'évidentes raisons de budget, sera intégralement bruitée à la bouche)

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vascancehlos vascancehlos
28 Septembre 2016 à 18H30

Michel allume Vincent Labrune, "le problème de l'OM"

A l'antenne de la radio espagnole Onda Cero, Michel s'est payé la direction de l'OM qui souhaite le limoger pour faute grave et donc sans indemnités. Le coach espagnol a également taclé son ex-président, selon lui à l'origine de tous les maux du club.

Michel en a gros sur le cœur. Toujours en conflit avec l'OM qui l'a mis à pied à titre conservatoire en avril et qui cherche à le virer pour faute grave sans lui verser d'indemnités comme le révélait RMC Sport à l'époque, le technicien espagnol s'est épanché sur les ondes d'Onda Cera.

« Ils ont ouvert une enquête pour mauvais comportement avec dix points, confie Michel. Sur les dix points, l'un d'eux était par exemple que j'avais donné un jour de vacances en trop aux joueurs. Un autre était que je ne mettais pas la tenue du club lors des conférences de presse. Je sais que j'avais un contrat béton, car en France les contrats des entraîneurs sont d'au moins deux ans et les deux ans doivent être payés. Ils essayent de faire traîner les choses parce que le club est en vente et ils espèrent que celui qui viendra réglera le conflit. »

« La pire chose qui me soit arrivée à Marseille, c'est Vincent Labrune »

L'ancien coach du FC Séville et de l'Olympiakos a également vanté les mérites du club phocéen, tout en taclant sévèrement son ex-président, Vincent Labrune : « C'est un grand club, avec de grands supporters et un stade merveilleux. C'est un club qui me rappelle un peu Valence. La pire chose qui me soit arrivée là-bas, c'est d'avoir un président qui aujourd'hui, d'ailleurs, n'est plus là. Au final, je crois que le problème de ce club, c'était ce président, qui était vraiment exaspérant (...) C'est un club avec beaucoup de problèmes, notamment à cause de l'ancien président qui était un homme habitué à se retrouver dans des situations louches ».

http://rmcsport.bfmtv.com/football/mich ... 42013.html
jay-jay jay-jay
20 Juillet 2016 à 13H09

Entre VLB dont le départ est sans cesse repoussé et MLD qui pense pouvoir tirer plus d'argent parce que les finances sont assainies, on est bien dans la merde avec ces guignols....
Pirouli Pirouli
20 Juillet 2016 à 11H57

Jusqu'à lundi à MINIMA !!!! Et comme tout le monde refuse les différents postes à pourvoir, je sens bien le coup du "je reste car personne ne veut de la place" :evil: :facepalm:
aslan aslan
20 Juillet 2016 à 09H26

http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Vincent-labrune-devrait-rester-a-l-om-au-moins-jusqu-a-lundi/708224

jusque lundi maintenant.... il a le temps de faire une tonne de connerie avec ces jour en plus....

pffff il s accroche , encore un difficile a degager , pire que des morpions :endente:
okay63 okay63
19 Juillet 2016 à 19H02

la qualité de l'effectif a ,au minimum, été divise par 5 :(
Sid Sid
19 Juillet 2016 à 14H27

Tiens j'ai vu ça tout à l'heure, histoire d'un petit rappel:

Équipe de l'OM quand Labrune a été nommé président en 2011: Mandanda- Fanni, Diawara, M'bia, Azpi- Cheyrou- Lucho, Ayew- Valbuena, Gignac, Rémy. Entr: Deschamps

Équipe de l'OM actuellement, donc quand il va partir: Pelé- Sakai, Hubocan, Rekik, Bedimo- Diarra, Sparagna- Alessandrini, Cabella, Sarr- Rabillard. Entr: Passi

aslan aslan
19 Juillet 2016 à 09H57

J-2 !!!!!
vascancehlos vascancehlos
16 Juillet 2016 à 11H43

OM : Vincent Labrune, le pire président

Nommé à la tête du club le 9 juin 2011, l'Orléanais a vu son mandat marqué par les échecs

Cinq ans, un mois et quelques jours. Entamé le 9 juin 2011, le mandat de Vincent Labrune en tant que président de l'OM aura duré le temps d'un quinquennat. Et un peu plus encore, s'il se termine le 21 juillet. Soit 1869 jours. Cinq longues années durant lesquelles l'Orléanais a réussi le tour de force de devenir le dirigeant le plus détesté de la riche histoire du club olympien. Sans jamais parvenir à inverser la courbe. Pire, il restera comme le président qui a dilapidé le patrimoine de l'OM et mis à mal la ferveur marseillaise du Vélodrome.

Un dirigeant au bilan lamentable

L'assertion peut sembler cruelle. Mais elle résume parfaitement le bilan de Vincent Labrune, qui doit être jugé sur ses résultats et à l'aune de la mission que lui a confié Margarita-Louis Dreyfus en le nommant. Autant le dire, donc, il n'a rien réussi : pas de titre à son actif, hormis un trophée en coupe de la Ligue (merci DD), une participation en Ligue des champions (après la 2e place inespérée de Baup), suivie d'un 0 pointé en phase de poules (six défaites, dans un groupe composé d'Arsenal, Dortmund et Naples), nouveau record du football français.

Quant à la feuille de route édictée par MLD, à savoir mettre le club en ordre financièrement, là aussi, force est de constater qu'il a failli. Titulaire d'un diplôme en économie, il a pourtant eu les pires peines du monde pour s'en sortir avec les cordons de la bourse olympienne. Bien plus à l'aise pour tirer les ficelles en coulisses, il a donc dû faire appel à la veuve de RLD pour renflouer les caisses jusqu'en 2013 malgré une politique d'austérité sans précédent. Depuis, il a jonglé avec les déficits et joué avec la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

Voilà pour le palmarès et la mission, auxquels il faut y ajouter six entraîneurs éprouvés en cinq ans : Didier Deschamps, Élie Baup, José Anigo, Marcelo Bielsa, Michel et Franck Passi. Chez lui, d'ailleurs, la balance positif-négatif penche clairement d'un côté. Ses seuls faits d'arme, finalement, sont d'avoir recruté Marcelo Bielsa, en 2014, et Lassana Diarra, un an plus tard. Mais même ses bonnes actions sont entachées de problèmes : il n'a pas donné les clés au premier et a offert au second la possibilité de partir en méprisant le club.

En revanche, la liste de ses erreurs est aussi longue qu'un jour sans pain : pêle-mêle, citons le travail dans l'ombre pour évincer Pape Diouf, sa prise de position en faveur de José Anigo dans le conflit avec Didier Deschamps, les efforts pour éliminer Jean-Claude Dassier, le limogeage d'Élie Baup dans la précipitation, le fumeux projet Dortmund transformé en "Projet Blair Witch", selon le bon mot de Michel Tonini, le départ gratuit des cadres (Gignac, Ayew, Morel, Fanni, Romao, Nkoulou), l'erreur de casting Michel... Une sorte de dealer de rêve transformé en marchand de sommeil.

Un recruteur de salon

"Labrune n'est pas un homme du foot. Il ne sait pas ce que c'est." La remarque, signée Basile Boli, date du 24 mai 2013 dans les colonnes du Parisien. Plus de deux ans et un retournement de veste plus tard, assorti d'un honorable contrat, "Basilou" est devenu le défenseur attitré de VLB. Il a eu beau revenir sur sa saillie, celle-ci symbolise toutefois le regard que portent les supporters de l'OM sur l'ex-attaché de presse de France TV et ancien porteur d'eau de feu Jean-Luc Delarue. Un homme qui a connu une ascension fulgurante dans le monde des médias après avoir gagné la confiance de JLD. Un schéma de jeu qu'il a ensuite reproduit, animé par une ambition personnelle dévorante, pour devenir l'homme-lige de Robert Louis-Dreyfus jusqu'à son décès, le 4 juillet 2009, puis celui de Margarita, sa veuve. En confiance dans ses nouvelles attributions, il s'est même pris au jeu des transferts tout en zappant la cellule de recrutement et en se faisant alpaguer par certains agents qui lui ont fait tourner la tête.

En plein mercato, alors qu'il se disait débordé, il pouvait passer 1h au téléphone avec chaque journaliste de différents médias pour les aiguiller et, surtout, préparer son service après-vente. Ou distiller les infos, et choisir à l'envi à qui il donnerait la primeur. Toujours en off, bien sûr.

Une personnalité stupéfiante

C'est sûrement le côté le plus sombre de Vincent Labrune. Un homme aux airs de mec brillant et sympa. Mais qui s'est plus souvent avéré calculateur, voire manipulateur, parfois même les deux à la fois. Et, surtout, un personnage à l'égoïsme forcené et au mépris colossal pour les Marseillais, pour les supporters de l'OM, auxquels il a récupéré la gestion des cartes d'abonnements en virages, et pour les salariés du club : "Premier arrivé, dernier parti", "Je suis le seul à bosser dans ce club", martelait-t-il à ses interlocuteurs alors qu'il était rarement présent à La Commanderie.

Une attitude exécrable souvent dépendante de son état d'excitation. L'Orléanais fait partie de cette caste capable de décrocher son téléphone et de faire jouer son réseau à des fins peu élégantes. Un homme qui n'hésite pas à appeler un patron de journal pour se plaindre d'un plumitif trop critique à son goût (ou d'attaquer en justice des journalistes), de téléphoner à un dirigeant de chaîne pour faire cesser la diffusion d'un reportage, ou encore de menacer un serveur d'appeler le patron d'Accor car celui-ci ne veut plus l'abreuver au bar de l'hôtel... Un homme avec un tel sentiment d'impunité qu'il propose à un fonctionnaire de police qui procède à son audition dans le cadre des transferts présumés douteux à l'OM, un contrat pour devenir "Monsieur sécurité" du club olympien !

Spécialiste dans l'art de rejeter la faute sur les autres, il a souvent utilisé ses collaborateurs, Philippe Perez en tête, en leur donnant le mauvais rôle. Au vrai, les Marseillais ne l'ont jamais adopté. Quand il est arrivé dans la cité phocéenne, il trimbalait déjà une image d'intrigant avec son costume noir et sa chemise blanche. Cinq ans plus tard, il a gagné des surnoms en pagaille : s'il signe VLB, il est devenu "Barule" pour les Saint-Rémois qui le voient errer dans la ville, portable collé à l'oreille. Une bande d'abonnés en tribune Ganay, loin d'être les plus virulents au stade, l'a nommé "V. Le Bourrin" ou "V. Le Blaireau". D'autres, et pas seulement Charles Villeneuve, préfèrent le terme de "Chevelu" alors que Louis Acariès et Brahim Asloum, amis des débuts avant d'être zappés, ont choisi "Brutus". "Vince Vega", du nom du personnage de Pulp Fiction, ou "Calamity Vince" sont d'autres de ses sobriquets.

Un commercial de crise

Présenté comme un spécialiste de la communication de crise, il a perdu son sang-froid dès qu'il a été sous le feu des critiques avec des sorties médiatiques non-contrôlées. Mais il a démontré une certaine aptitude pour retourner les situations en sa faveur. Certaines ventes en font partie (de Imbula à Thauvin, en passant par Batshuayi), même s'il a surtout profité de la folie du marché anglais et réalisé des montages pas toujours gagnants. Même devant la DNCG, il a réussi ses coups, non sans jouir du poids du club olympien au sein du foot hexagonal. Et tout en étant le pire président de son histoire.

http://www.laprovence.com/article/om/40 ... ident.html
vascancehlos vascancehlos
16 Juillet 2016 à 11H43

OM : Vincent Labrune, le pire président

Nommé à la tête du club le 9 juin 2011, l'Orléanais a vu son mandat marqué par les échecs

Cinq ans, un mois et quelques jours. Entamé le 9 juin 2011, le mandat de Vincent Labrune en tant que président de l'OM aura duré le temps d'un quinquennat. Et un peu plus encore, s'il se termine le 21 juillet. Soit 1869 jours. Cinq longues années durant lesquelles l'Orléanais a réussi le tour de force de devenir le dirigeant le plus détesté de la riche histoire du club olympien. Sans jamais parvenir à inverser la courbe. Pire, il restera comme le président qui a dilapidé le patrimoine de l'OM et mis à mal la ferveur marseillaise du Vélodrome.

Un dirigeant au bilan lamentable

L'assertion peut sembler cruelle. Mais elle résume parfaitement le bilan de Vincent Labrune, qui doit être jugé sur ses résultats et à l'aune de la mission que lui a confié Margarita-Louis Dreyfus en le nommant. Autant le dire, donc, il n'a rien réussi : pas de titre à son actif, hormis un trophée en coupe de la Ligue (merci DD), une participation en Ligue des champions (après la 2e place inespérée de Baup), suivie d'un 0 pointé en phase de poules (six défaites, dans un groupe composé d'Arsenal, Dortmund et Naples), nouveau record du football français.

Quant à la feuille de route édictée par MLD, à savoir mettre le club en ordre financièrement, là aussi, force est de constater qu'il a failli. Titulaire d'un diplôme en économie, il a pourtant eu les pires peines du monde pour s'en sortir avec les cordons de la bourse olympienne. Bien plus à l'aise pour tirer les ficelles en coulisses, il a donc dû faire appel à la veuve de RLD pour renflouer les caisses jusqu'en 2013 malgré une politique d'austérité sans précédent. Depuis, il a jonglé avec les déficits et joué avec la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

Voilà pour le palmarès et la mission, auxquels il faut y ajouter six entraîneurs éprouvés en cinq ans : Didier Deschamps, Élie Baup, José Anigo, Marcelo Bielsa, Michel et Franck Passi. Chez lui, d'ailleurs, la balance positif-négatif penche clairement d'un côté. Ses seuls faits d'arme, finalement, sont d'avoir recruté Marcelo Bielsa, en 2014, et Lassana Diarra, un an plus tard. Mais même ses bonnes actions sont entachées de problèmes : il n'a pas donné les clés au premier et a offert au second la possibilité de partir en méprisant le club.

En revanche, la liste de ses erreurs est aussi longue qu'un jour sans pain : pêle-mêle, citons le travail dans l'ombre pour évincer Pape Diouf, sa prise de position en faveur de José Anigo dans le conflit avec Didier Deschamps, les efforts pour éliminer Jean-Claude Dassier, le limogeage d'Élie Baup dans la précipitation, le fumeux projet Dortmund transformé en "Projet Blair Witch", selon le bon mot de Michel Tonini, le départ gratuit des cadres (Gignac, Ayew, Morel, Fanni, Romao, Nkoulou), l'erreur de casting Michel... Une sorte de dealer de rêve transformé en marchand de sommeil.

Un recruteur de salon

"Labrune n'est pas un homme du foot. Il ne sait pas ce que c'est." La remarque, signée Basile Boli, date du 24 mai 2013 dans les colonnes du Parisien. Plus de deux ans et un retournement de veste plus tard, assorti d'un honorable contrat, "Basilou" est devenu le défenseur attitré de VLB. Il a eu beau revenir sur sa saillie, celle-ci symbolise toutefois le regard que portent les supporters de l'OM sur l'ex-attaché de presse de France TV et ancien porteur d'eau de feu Jean-Luc Delarue. Un homme qui a connu une ascension fulgurante dans le monde des médias après avoir gagné la confiance de JLD. Un schéma de jeu qu'il a ensuite reproduit, animé par une ambition personnelle dévorante, pour devenir l'homme-lige de Robert Louis-Dreyfus jusqu'à son décès, le 4 juillet 2009, puis celui de Margarita, sa veuve. En confiance dans ses nouvelles attributions, il s'est même pris au jeu des transferts tout en zappant la cellule de recrutement et en se faisant alpaguer par certains agents qui lui ont fait tourner la tête.

En plein mercato, alors qu'il se disait débordé, il pouvait passer 1h au téléphone avec chaque journaliste de différents médias pour les aiguiller et, surtout, préparer son service après-vente. Ou distiller les infos, et choisir à l'envi à qui il donnerait la primeur. Toujours en off, bien sûr.

Une personnalité stupéfiante

C'est sûrement le côté le plus sombre de Vincent Labrune. Un homme aux airs de mec brillant et sympa. Mais qui s'est plus souvent avéré calculateur, voire manipulateur, parfois même les deux à la fois. Et, surtout, un personnage à l'égoïsme forcené et au mépris colossal pour les Marseillais, pour les supporters de l'OM, auxquels il a récupéré la gestion des cartes d'abonnements en virages, et pour les salariés du club : "Premier arrivé, dernier parti", "Je suis le seul à bosser dans ce club", martelait-t-il à ses interlocuteurs alors qu'il était rarement présent à La Commanderie.

Une attitude exécrable souvent dépendante de son état d'excitation. L'Orléanais fait partie de cette caste capable de décrocher son téléphone et de faire jouer son réseau à des fins peu élégantes. Un homme qui n'hésite pas à appeler un patron de journal pour se plaindre d'un plumitif trop critique à son goût (ou d'attaquer en justice des journalistes), de téléphoner à un dirigeant de chaîne pour faire cesser la diffusion d'un reportage, ou encore de menacer un serveur d'appeler le patron d'Accor car celui-ci ne veut plus l'abreuver au bar de l'hôtel... Un homme avec un tel sentiment d'impunité qu'il propose à un fonctionnaire de police qui procède à son audition dans le cadre des transferts présumés douteux à l'OM, un contrat pour devenir "Monsieur sécurité" du club olympien !

Spécialiste dans l'art de rejeter la faute sur les autres, il a souvent utilisé ses collaborateurs, Philippe Perez en tête, en leur donnant le mauvais rôle. Au vrai, les Marseillais ne l'ont jamais adopté. Quand il est arrivé dans la cité phocéenne, il trimbalait déjà une image d'intrigant avec son costume noir et sa chemise blanche. Cinq ans plus tard, il a gagné des surnoms en pagaille : s'il signe VLB, il est devenu "Barule" pour les Saint-Rémois qui le voient errer dans la ville, portable collé à l'oreille. Une bande d'abonnés en tribune Ganay, loin d'être les plus virulents au stade, l'a nommé "V. Le Bourrin" ou "V. Le Blaireau". D'autres, et pas seulement Charles Villeneuve, préfèrent le terme de "Chevelu" alors que Louis Acariès et Brahim Asloum, amis des débuts avant d'être zappés, ont choisi "Brutus". "Vince Vega", du nom du personnage de Pulp Fiction, ou "Calamity Vince" sont d'autres de ses sobriquets.

Un commercial de crise

Présenté comme un spécialiste de la communication de crise, il a perdu son sang-froid dès qu'il a été sous le feu des critiques avec des sorties médiatiques non-contrôlées. Mais il a démontré une certaine aptitude pour retourner les situations en sa faveur. Certaines ventes en font partie (de Imbula à Thauvin, en passant par Batshuayi), même s'il a surtout profité de la folie du marché anglais et réalisé des montages pas toujours gagnants. Même devant la DNCG, il a réussi ses coups, non sans jouir du poids du club olympien au sein du foot hexagonal. Et tout en étant le pire président de son histoire.

http://www.laprovence.com/article/om/40 ... ident.html
okay63 okay63
15 Juillet 2016 à 11H49

Marseille : Labrune, cinq années de présidence qui ont fait plonger l'OM

Jeudi prochain, Vincent Labrune passera la main. Après cinq années de présidence, l'Orléanais est à bout de forces et n'est plus en odeur de sainteté au sein du club phocéen. Un club qu'il a tiré vers le bas en multipliant les erreurs de gouvernance et qu'il laisse dans un sale état.....

la suite ici http://www.football365.fr/marseille-lab ... 26769.html
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La rencontre
Marseille - Bordeaux
Championnat - Journée 33
Dim 10/04 à 21H00
Feuille de match - Historique