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Montpellier - OM
MC COURT, ce EYRAUD GARCIA qui on va arrêter de ZUBI(r)

Le Vendredi 04 Novembre 2016 par

Olympique de Marseille
Pour faire un bon titre c'est simple, il faut que ce soit court et compréhensible. COMPREHENSIBLE. Bah quoi ? Franck Mc Court, ce héros grâce à qui on va arrêter de subir. Il faut dire que sous le règne de la famille Louis-Dreyfus on a subi. Méchamment, et beaucoup trop souvent. 20 ans de règne et... un titre de champion. CQFD. Bon il y a bien eu quelques bons moments : les débuts avec Courbis, Blanc, Pires, Ravanelli and co. La période Pape Diouf avec Jean Fernandez ou Gerets et la réinstallation de l'OM sur le podium de la L1. Les 3 années de Deschamps évidemment avec des titres en pagaille et un truc bizarre et oublié (ah c'est donc ça une victoire ?!). Et puis Bielsa claro, une année de folie, d'offensive, d'engagement total et de bonheur.

Côté face on a surtout eu une ribambelle de déceptions, d'occasions manquées, d'incompétents notoires (coucou Vinc') et 20 années perdues ou presque. Pendant ce temps-là, Lyon a enfilé les titres, le PSG aussi et on ne parle pas du décrochage total avec le haut niveau européen (le 0 pointé en Ligue des Champions il y a quelques années reste dans les mémoires). Comment regretter de fermer une telle page ? Une page qui comporte le départ de Blanc, capitaine exemplaire poussé vers la sortie. Le recrutement de Cyprien et Berizzo pour le remplacer. Le 5-1 pris à Sainté cette année-là. Et les trois années de galère, 2 fois 17ème (sauvé par une différence de buts moins mauvaise...). Le retour en mode grand n'importe quoi de Tapie qui achète 306402 joueurs l'été et 3206 l'hiver. Et Pape Diouf, probablement le meilleur président qu'on ait connu et qu'on met à la porte. Et Dassier. Et Labrune. Ah Labrune, calamité parmi les calamités. Tes successeurs te remercient pour les décennies à venir, faire pire sera presque impossible, même avec de l'imagination. Et Michel. Bref, bye bye époque maudite et welcome Mc Court.

Mc Court, prénom Frank. Un passé un peu douteux de propriétaire d'un club de Baseball. En gros la présidence fut confiée à sa femme, le club a fini en quasi faillite avec un divorce à la clé entre les deux ex époux. Mais bon, dans une ville qui a adulé Bernard Tapie (et qui continue de l'aduler, en grande partie), on ne va pas condamner un type sous prétexte qu'il aurait fait n'importe quoi dans le passé et qu'il traine quelques casseroles... Surtout qu'il a le mérite de nous débarrasser de MLD qui n'a éprouvé pour l'OM qu'une indifférence agacée, dans le meilleur des cas. Bon certes Mc Court s'est un peu enflammé en affirmant que l'ambition était de viser la Ligue des Champions. On peut quand même juger que ses premières décisions vont dans le bon sens, même si ça demandera confirmation. Je pense notamment à la nomination de Jacques-Henri Eyraud au poste de Président du club.

Le Eyraud donc. Pour ses premiers pas dans le costume de Président, il réalise un quasi sans faute. Son passé dans la communication lui permet de surfer sur une vague de popularité : les médias, les supporters... tout le monde est pour le moment admiratif d'un type (pardon Président !) qui a l'air carré, sûr de son fait, clair dans ses idées et dans ses objectifs. Bon il ne parait pas spécialement passionné ni rigolo mais retrouver de la compétence après avoir connu Labrune... C'est un peu comme se faire inviter au meilleur restau de la ville après une grève de la faim de 5 ans. Ca change...
Eyraud a surtout marqué de son empreinte ces dernières semaines avec le recrutement tonitruant d'un duo qu'on espère tous gagnant (un peu comme le mistral tu vois. Pas de bonbec pour moi, plutôt du chocolat. Mais je m'égare...)

L'arrivée de Rudy Garcia quelques jours seulement après l'officialisation de la vente du club a constitué une agréable surprise. Ainsi donc, même en pleine saison, avec un effectif qui ne ressemble pas à grand-chose, déséquilibré et très limité (un peu comme Labrune du coup) l'Olympique de Marseille nouvelle version pouvait attirer un entraineur renommé, champion avec Lille, deux fois 2ème avec la Roma (pas une mauvaise chose l'expérience de la folie Romaine pour se préparer à la folie Marseillaise au passage...), le tout avec un jeu porté sur l'offensive, avec un 4-3-3 presque immuable ? Et ben oui les coco. Après Garcia n'est pas Dumbledore et il ne pourra marcher sur l'Europe avec cet effectif, ni même sur la France. Mais quel signal formidable constitué par son arrivée ! Surtout qu'il commence par un joli coup en neutralisant le PSG, avant de battre Clermont en coupe. Même un 0-0 tout pourri au Vél contre Bordeaux déchaine les passions avec le retour d'une très grosse ambiance dans les tribunes. Bye bye tristesse, salut toi. C'est quoi ton nom ? Espoir ? Bah t'as l'air sympa...

Dernier membre de ce carré d'as (ne nous enflammons pas), Andoni Zubizarreta. Le type est une légende. Peut-être le meilleur gardien de l'histoire de l'Espagne. Un palmarès monstrueux avec le Barça surtout, des sélections à la pelle... Son expérience comme directeur sportif est plutôt prometteuse entre système D (comme demain, salut I AM. On avait dit pas de message perso je sais) à Bilbao et recrutement clinquant et souvent réussi au Barça. Le Basque parle un français très honorable et semble parti pour bien s'entendre avec Garcia et sa direction. Ca nous changera agréablement du pitoyable spectacle offert par Anigo (je l'avais oublié celui-là dans les flops de l'ère Louis-Dreyfus, pourtant il mérite...) dézinguant Deschamps et pourrissant la vie du coach qui nous a offert nos seuls titres en 20 ans. Zubizarretta se trouve devant un double chantier monstrueux : les mercato (surtout celui d'été hein, on n'va pas se mentir) pour redonner cohérence et ambition à l'équipe et le centre de formation où tout est à revoir de A à Z. Z comme Zubizarreta le Zorro. Courage amigo...

Sinon il y a un match ce soir, parait-il. L'OM, déjà limité en temps normal, se déplace à Montpellier avec une infirmerie garnie (Gomis et Vainqueur). Certes Montpellier (toujours dirigé, plus ou moins, par Nicollin qui peine à choisir entre le grossier et le pitoyable dans ses déclarations régulières. Faut partir monsieur à un moment, bref...) n'est pas un foudre de guerre. Le club est 16ème avec seulement 2 victoires en 11 matchs et compte la plus mauvaise défense de L1, après en avoir pris 6 à Monaco récemment. De quoi donner un peu d'espoir aux Olympiens, même s'il est peu probable qu'on revive le scénario fou d'Août 1998. Ce match sera l'occasion : pour Mc Court de vérifier que ce n'est pas un chat noir (même s'il y en a de très sympathiques sur OMP) après avoir vu trois 0-0. Pour Eyraud la comm d'après match, quelque soit le résultat, ne sera pas un problème. Pour Garcia bâtir une équipe digne de ce nom avec de nombreux absents sera beaucoup plus complexe. Le nouveau coach olympien sera intransigeant, à raison, sur la discipline : le remplaçant naturel de Gomis, Iséka est mis à disposition de l'équipe réserve. La raison ? Il s'est rendu à l'aéroport alors que les phocéens avaient rendez-vous à la commanderie pour aller à Montpellier en bus... Et pour « Zubi » le match pourrait être l'occasion de se dire qu'il est urgent de recruter devant. Et au milieu. Et en défense aussi. Et sur le poste de gardien ? La révolution est en marche à l'OM et ça n'a pas fini de valser à tous les étages, place aux héros ! (ne pas s'enflammer on avait dit bon sang !)


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La rencontre
Montpellier - Marseille
Championnat - Journée 12
Ven 04/11 à 20H45/2016
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