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#Rétro Gunnar Andersson, roi des buteurs !

Le Lundi 14 Août 2017 par

Article initialement publié le 25 avril 2017. Gunnar Andersson, né le 14 août 1928 à Arvika et mort le 1 octobre 1969 à Marseille.

Avec 170 buts en championnat, l'enfant de Saffle, une cité ordinaire située entre Göteborg et Malmö, a établi en huit saisons un record inégalé. Il fut indispensable à l'OM.

Olympique de Marseille

Gunnar Andersson, on ne l'ignore pas, était suédois. Il est entré dans la légende de l'OM non seulement car il était le plus extraordinaire buteur de l'histoire du club, mais aussi car la métamorphose de ce glacial Scandinave en un pittoresque Méridional a été stupéfiante. Il n'a pas appris le français, mais le Marseillais.

Accueilli partout avec chaleur, nommé citoyen d'honneur de Montolivet, le quartier de Marseille où il résidait, il prit l'accent et apprécia beaucoup le pastis. Après chaque match, il discutait avec ses fans : Monsieur Andersson par-ci, Monsieur Andersson par-là...

Olympique de Marseille

C'était également Monsieur « Dix heures dix », tant il avait l'air d'avoir entre deux buts les pieds en éventail. « Peuchère disait-il, ils sont si braves... » C'était enfin « Monsieur cinquante pour cent » de l'OM, puisque son art du démarquage, son fameux crochet ainsi que ses tirs précis lui valaient de marquer des buts Marseillais. Une efficacité qui fut récompensée par huit titres de meilleur buteur du championnat de France.

Olympique de Marseille

Il n'était pas une grande vedette dans son pays lorsque l'OM le fit venir sur la Canebière. Il marquait déjà des buts, certes, mais dans l'anonymat. Mais dès sa première saison Marseillaise, il fut sacré « roi des buteurs », ce qui n'était pas un mince exploit. Il allait confirmer ce titre en devenant « Monsieur cinquante pour cent », c'est-à-dire l'attaquant indispensable de l'OM.

Ce fut un joueur assez ordinaire. Lorsqu'on le découvrait pour la première fois, on était surpris par sa silhouette efflanquée, son teint pâle, ses épaules voûtées, ses jambes frêles, ses pieds plats et écartés. De même passait-il presque inaperçu dans le jeu, se faisant oublier sans doute volontairement, ne bougeant pas beaucoup et possédant une technique de préparation assez limitée.

Olympique de Marseille

Mais dans la surface de réparation, il se métamorphosait subitement et devenait un chasseur de buts, un braconnier redoutable. En un éclair, il excellait à ramasser un ballon qui traînait, à s'ouvrir une faille ou un angle impossible de tir par un crochet rapide qui laissait sur place son garde du corps et enfin à déclencher sans élan et sans avoir armé sa frappe, un « shoot » soudain très percutant.

Gardien de but, adversaires, n'y avaient vu que du feu. Malgré ses prédispositions physiques limitées, malgré les libertés qu'il prit souvent quant au régime strict d'un sportif de haut niveau, Gunnar Andersson fut un véritable puncheur qui tira toute sa valeur de ses explosions.

Faible de caractère, influençable, il se laissa entraîner par l'alcool à la fin de sa carrière. Andersson s'écroula sur le trottoir d'une rue de Marseille, le 1er octobre 1964, alors que l'OM jouait un match de Coupe d'Europe contre le Dukla Prague.

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