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#TeamOM Les rivalités historiques !

Le Vendredi 20 Octobre 2017 par

Il y a toujours l'idée reçue des médias de la rivalité entre notre OM et le Paris Saint-Germain, mais elle ne fait pas vraiment partie des rivalités historiques de notre OM comme Toulon, St-Etienne et Bordeaux. 
Voici quelques explications.

La rivalité contre Paris, inventée pour rendre le championnat plus attractif !

Olympique de Marseille

Les matchs entre notre OM et la capitale suscitaient plus l'indifférence qu'autre chose pendant vingt ans avant de devenir, le temps fort de la saison au début des années '90. 
En effet à cette époque, le Championnat de France avait perdu de son intérêt et notre OM etait le seul acteur du championnat après le déclin de ses rivaux les plus historiques, Saint-Etienne et Bordeaux.

Pour Bernard Tapie, notre président de l'époque, notre OM avait un intérêt à se trouver un rival à sa taille pour rendre le championnat plus attractif. 
Un intérêt financier partagé par Canal + qui était le détenteur des droits télévisuels de l'épreuve. C'est ce qui a motivé les dirigeants de la chaîne cryptée à investir dans le PSG en 1991. L'origine de cette rivalité construite de toutes pièces.

À cette époque, la ville de Paris ne vibrait pas autant pour le football. Au tout début des années '90, l'affluence moyenne au Parc des Princes dépassait à peine les 15.000 spectateurs, soit un tiers de la capacité du stade. Dès l'arrivée de Canal+, cette moyenne va augmenter d'un coup pour dépasser 25.000 spectateurs. L'idée de populariser le football à Paris et de construire une équipe compétitive pour la dresser contre l'OM, référence du moment, apparaissait comme une évidence pour Canal +.

Créer une rivalité entre le PSG et l'OM avait d'autant plus de sens qu'elle était facile à réaliser. Au départ, les antagonismes entre Paris et Marseille sont déjà multiples. La capitale contre la province, le Nord contre le Sud... Historiquement, culturellement, sociologiquement, tout oppose les deux premières villes de France. Paris-Marseille, c'était le mariage parfait malgré un match qui n'a jamais justifié une rivalité footballistique pendant près de vingt ans.

Bernard Tapie a été le premier à se servir de ce levier, deux ans avant l'arrivée de Canal+ au PSG. En mars 1989, il s'est servi du refus de la Ligue, où le président du PSG Francis Borelli avait un rôle important, de valider le transfert de Jean Tigana à l'OM pour dénoncer une "machination" parisienne et ainsi opposer les deux villes et poser les jalons de leur rivalité. Paris, la centralisatrice élitiste, et Marseille, la rebelle populaire.  L'image était d'autant plus saisissante que le président marseillais, par rapport à son parcours et à son personnage, l'incarnait parfaitement. Jouer sur cette opposition était le filon parfait pour créer l'événement OM/PSG, et l'engouement médiatique et populaire recherché à la fois par Canal + et Bernard Tapie. Attiser la passion et les tensions entre les deux clubs n'était pas une idée sans risque. Le duel a atteint des sommets de violence lors du match de décembre 1992 remporté par notre OM au Parc des Princes (0-1). Cette rivalité purement construite n'a pas mis bien longtemps à dépasser le cadre du terrain.

Nos rivaux historiques !

Tout d'abord les verts de St-Etienne.

Olympique de Marseille

Les premières rencontres entre les deux clubs ont lieu dans les années 1930. Dans les années 1970 s'installe une rivalité médiatique et sportive qui dure une courte décennie. L'ASSE est l'équipe-phare de cette période et l'OM, sous l'impulsion de son président Marcel Leclerc, ambitionne également de jouer les premiers rôles. Les premières années voient notre OM rester dans l'ombre de Saint-Étienne puis la réussite sportive naissante de l'OM conditionne un duel entre les deux équipes fanions. Les matchs houleux, les « affaires » ou les personnalités charismatiques du président Marcel Leclerc et de son homologue Roger Rocher alimentent là aussi le caractère particulier de ces oppositions.

Depuis cette période à haute intensité, l'enjeu sportif de ces duels devient secondaire. Les principales caractéristiques des matchs post-années 1970 sont régies de manière plus générale par une rivalité de notoriété et de prestige découlant des confrontations passées et de leurs empreintes. Cette rencontre est considérée comme l'un des classiques du football en France, de par son nombre de rencontres qui dépasse la barre des 100 matchs en 2011, l'engouement des supporters des deux clubs qui y attachent une importance particulière, où les palmarès sont mis en avant avec la confrontation entre les détenteurs du plus grand nombre de titres de champion de France.

Vient ensuite les Girondins de Bordeaux.


Olympique de Marseille

C'est bien avant Bez-Tapie.  Cette rivalité naît en 1942 lors de la finale de Coupe de France lors de la première finale, notre OM aurait porté réclamation qu'un joueur bordelais qui n'aurait pas dû jouer ce match parce qu'il était non qualifié pour la Coupe de France. Bordeaux perd ce match sur tapis vert mais ce match est rejoué et nos Olympiens remporte cette coupe de France 4-0 après le match nul 2-2 de cette première finale.

Mais l'apogée de cette rivalité prend de l'ampleur lors du dernier match où notre OM s'est imposé en championnat en 1977 dans lequel Daniel Jeandupeux a eu la jambe cassé suite a un contact maladroit par Berdoll. Depuis ce match, les matchs contre Bordeaux ont souvent été électriques, et l'incapacité de nos olympiens de gagner en terre girondines ne font qu'attiser cette rivalité historique.

Dans les années 80, lorsque les deux formations se disputaient les premiers rôles dans toutes les compétitions. La rivalité était réelle et elle fut, de plus, grandement nourrie par le bras de fer incessant qui opposait les présidents des deux clubs : Bernard Tapie et Claude Bez. A coup de menaces et de coup de pressions, ou encore lors de transfert comme le cas de Giresse ou encore celui de Tigana mais aussi lors de scènes suréalistes qui ont marqué les esprits de tous, comme la fois où, pour un match au Vélodrome, Bez a débarqué dans une grande Cadillac noire. Nul doute que ces deux protagnistes ont grandement mené à cette rivalité forte dans l'esprit olympien.

Mais en premier lieu, notre pire rival restera Toulon

Olympique de Marseille

C'est surtout et simplement pour l'honneur de la suprématie régionale, car notre OM et Toulon ne se sont jamais mesuré sur les mêmes objectifs en championnat mais les matchs ont toujours été chauds entre nos deux clubs surtout au début des années '90.  Cette rivalité perdure en Nationale 2 et dans les équipes de jeunes entre la réserve olympienne et le Sporting.

La rivalité naît dans l'historique d'un club et non pas dans les journaux, on entend beaucoup les mots derby mais ils n'ont qu'un sens avec le mot histoire...

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