"Je suis le footballeur masqué"

Tout ce qui concerne les clubs français : du championnat de France à la Coupe de France, en passant par la Coupe de la Ligue

Message Ven 23 Jan 2015, 00:16

"Je suis le footballeur masqué", le livre qui fait trembler la L1 !

"Je suis le footballeur masqué", à paraître le 22 janvier 2015, est le récit du quotidien d'un joueur qui a évolué durant une bonne partie de sa carrière en France. © Éditions Hugo Sport

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C'est le livre qui va faire trembler le football français dès la rentrée 2015. Le 22 janvier, Je suis le footballeur masqué - Dans les coulisses du foot français (Hugo Sport) sera en librairie et son retentissement risque de dépasser les délimitations exiguës d'un terrain de foot. Sur le papier, l'idée est simple : faire raconter à un joueur de Ligue 1 son quotidien, sans fard ni omission, sur les habituels sujets tabous du foot professionnel (sorties nocturnes, différends entre joueurs, femmes, alcool, etc.). En pratique, il est bien plus compliqué de faire sortir un joueur de sa réserve et de lui faire briser la sacro-sainte omerta du milieu.

C'est ce qu'a réussi Bertrand Pirel, éditeur chez Hugo Sport, et le résultat vaut le détour. Le Point.fr s'est procuré le manuscrit de l'ouvrage et un mois avant sa sortie officielle, soit le 22 décembre prochain, les premiers extraits seront disponibles en ligne. De quoi se faire une idée sur le contenu d'un livre qui n'y va pas avec le dos de la cuillère. Et, contrairement à un énième livre d'analyse ou d'humeur prenant le ballon rond comme prétexte, cette fois-ci, il s'agit du récit de quelqu'un qui , sous le couvert d'un anonymat aussi complet qu'opaque, a vécu (ou vit toujours) la réalité du foot professionnel en France.

"De la bonne came"

Tout y passe : rapport aux femmes, à la sexualité et à l'image, rôle des médias, relations avec l'entraîneur, solitude du joueur, hypocrisie du milieu, argent, etc. Sur le même modèle que le best-seller outre-Manche The Secret Footballer - qui a fait l'effet d'une bombe au pays de la Premier League dès sa sortie en août 2012 -, Je suis le footballeur masqué dresse un portrait sans concession du ballon rond et de ceux qui le font vivre, sur et en dehors des terrains.

C'est d'ailleurs la sortie de la traduction française du Secret Footballer, en janvier 2013, qui a motivé son auteur. Un mail anodin adressé à l'éditeur et envoyé d'une adresse cryptée. "C'est vraiment de la bonne came, votre livre. Certains des trucs que le gars écrit, j'ai l'impression de m'entendre parler. Mais c'est dommage qu'il ne parle que du foot anglais. Pourquoi vous ne feriez pas la même chose avec un footballeur français ? Ce n'est pas pareil, la France et l'Angleterre. Pour le foot pas plus que pour le reste", lance le mystérieux auteur. Entre-temps l'idée a fait son bonhomme de chemin et a accouché d'un livre.

http://www.lepoint.fr/sport/football/je ... 5_1858.php
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Message Ven 23 Jan 2015, 00:18

"Je suis le footballeur masqué" #1 : "Le foot et la baise, c'est pareil"

LE POINT.FR
C'est le livre événement qui fait trembler le monde du ballon rond ! Le 22 janvier, les éditions Hugo Sport publient Je suis le footballeur masqué - Dans les coulisses du foot français, un ouvrage qui dit tout sur les coulisses du sport roi. Sous le couvert de l'anonymat, un joueur professionnel français passe à table et dit tout. Entraînement, rumeurs de vestiaires, sexe, argent, pressions, relations avec les médias, avec les entraîneurs, les souffrances pour rester au haut niveau, la solitude du sportif... rien n'est omis. Le Point.fr vous révèle entre le 22 décembre et le 22 janvier des extraits suggestifs de ce document qui va faire du bruit. Aujourd'hui : jeu, sexe et... match !

Du turnover (p. 191-192)

"Dès le centre de formation, j'avais compris que seul le match importe. Le match, le score, la gagne, l'enjeu.


OK, imaginons que tu brilles à l'entraînement et que ça te permette d'avoir ta place de titulaire. Tu es en transe, ça y est, tu vas avoir ton coup d'envoi. Oublie jamais : l'important, c'est le match, débuter. Être bon ce soir-là. Pas avant. C'est comme pour le cul. La fille est mannequin, enfin elle dit qu'elle l'est. Elle est assez bonasse pour qu'on y croie, en tout cas. Elle a l'air pas trop idiote en plus. Ça ressemble à un dossier haut de gamme. Tu l'emmènes dans un bon resto, enfin un truc à la mode, pas un gastro, ça sert à rien. Tu fais péter un smic en champagne, tu la ramènes en Ferrari et tu files dans la suite d'un palace, elle commence à t'entamer dans la voiture, et là, au moment de lâcher la bagnole au voiturier, t'es tellement à bloc que tu trempes ton calbar Versace. T'as joué le match avant. Qu'est-ce qui se passe ? Tu la revois ? Elle te rappelle ? Pour faire ta lessive ? Tu t'es raté comme une grosse merde. Le foot et la baise, c'est pareil.

L'entraînement, ça te met à niveau, ça t'entretient. Tu gardes une certaine exigence de ta performance. Mais le plus important, c'est le match. En étant bon à l'entraînement, tu ne fais que ton métier. C'est bien, mais c'est le minimum. Toi, t'es payé pour les matches. T'es payé pour être performant, pour être au rendez-vous le jour J. Il y a tellement de joueurs d'entraînement qui perdent tous leurs moyens en match. C'est quoi le concept ? Tu as fait ta semaine d'entraînement et le samedi tu es mort ?

Les ténors de l'entraînement qui sont morts le samedi sont comme des éjaculateurs précoces. Ils ont assuré quand il n'y avait pas de partenaire à contenter. Moi, j'ai choisi mon camp. Je préfère jouir en baisant qu'en regardant un porno.

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Message Ven 23 Jan 2015, 00:19

"Je suis le footballeur masqué" #2 : "Pour Canal+, on était le pendant du Jamel Comedy Club"

LE POINT.FR
La Ligue 1 en a la chair de poule. Le 22 janvier 2015, les pelouses hexagonales risquent de se mettre à trembler avec la sortie de Je suis le footballeur masqué - Dans les coulisses du foot français (éditions Hugo Sport), un ouvrage qui dit tout sur les coulisses du sport le plus populaire du monde. Sous le couvert de l'anonymat, un joueur professionnel français raconte dans les moindres détails son quotidien de footballeur. Entraînements, rumeurs de vestiaires, sexe, argent, pressions, dopage, relations avec les médias, avec les entraîneurs, les souffrances pour rester au haut niveau, la solitude du sportif... rien n'est omis. Depuis le 22 décembre et le premier extrait consacré aux rapports des joueurs de foot avec la gent féminine, Le Point.fr vous révèle des extraits exclusifs. Au programme aujourd'hui, pour le dernier extrait de l'année 2014, une immersion dans le PSG du début des années 2000. Savoureux !

Du plan de carrière (p. 66-67)

La première année, tu fais quelque chose de beau, la presse t'enflamme. La deuxième année, il y a deux façons de voir les choses. Soit ils t'enflamment encore davantage parce que tu es dans la bonne spirale, soit on va commencer à titiller et voir là où ça ne va pas. Si tu restes la troisième année, on ne voit que tes défauts. Il faut savoir surfer sur la vague. C'est comme dans tout. Sauf si tu es suffisamment costaud. Ce n'était pas mon cas.

Ça a été mon problème au PSG. J'étais obnubilé par le fait de réussir à Paris. Réussir à Paris, c'est-à-dire être bon toute une saison, gagner des titres. Sauf que ça ne s'est pas passé comme ça. Quand j'ai vu que ce n'était pas possible, j'ai voulu me barrer. Le club ne voulait pas.

On m'a répondu : "Non, tu ne pars pas, parce qu'on veut créer un truc avec des jeunes." C'était le fameux "Paris banlieue". J'avais l'étiquette "formé au PSG" alors que je n'étais pas du PSG. Ils m'ont dit : "Tu ne vas pas partir, tu vas rester dans le projet." Ils faisaient venir Dalmat, Luccin, Anelka... On était plusieurs jeunes prometteurs.

Tout ce cirque n'a pas duré longtemps. Un fiasco. Une opération de com, de marketing, montée par Canal+. J'ai vite compris que ça allait foirer.

Une bande de jeunes à qui on donne le pouvoir, ça ne peut pas marcher. Ali Benarbia devait nous encadrer alors qu'il était en fin de carrière et qu'il n'arrivait même pas à s'encadrer tout seul.

On chope le label "mecs de banlieue". Pour Canal+, on était le pendant du Jamel Comedy Club. C'était du grand n'importe quoi. Nico Anelka devient notre symbole. Le porte-drapeau. Moi je ne venais ni de Paris ni de sa banlieue, ça m'a saoulé d'être récupéré. Anelka aussi. Après son année au Real, il était au-dessus du lot, il avait gagné la Champions League. La renaissance du PSG devait passer par lui. Il aimait profondément le club. Il avait connu une année difficile au Real.

Il avait vu ce que c'était le milieu professionnel de très haut niveau.

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Message Ven 23 Jan 2015, 00:20

"Je suis le footballeur masqué" #3 : "Ça me faisait rêver de m'imaginer m'extraire socialement de mon milieu"

LE POINT.FR
Qui est le footballeur masqué ? Le mystère reste entier. Un peu plus de deux semaines avant sa publication le 22 janvier 2015 aux éditions Hugo Sport, l'ouvrage qui dit tout sur les coulisses du sport le plus populaire du monde n'en finit pas d'étonner. Dépeignant sans fard le quotidien d'un joueur de football professionnel dans les années 1990-2000, Je suis le footballeur masqué. Dans les coulisses du foot français jette un pavé dans la marre. Le livre brise en effet la sacro-sainte intimité du vestiaire pour révéler ce qui anime les joueurs de foot. Mais, au-delà des histoires de fesses, des contrats à cinq ou six zéros, des grosses voitures de sport et autres montres de luxe, ce que raconte l'ouvrage, c'est à quel point le football professionnel est une nébuleuse qui attire et se répand insidieusement dans le quotidien de "mômes" qui ne sont pas préparés à y faire face. Ainsi, après le décryptage des rapports footeux-femmes des plus crus et l'explication de la récupération médiatique dont les joueurs sont victimes, place à un portrait plus intimiste du protagoniste.

Prologue (p.11-12)

"J'étais comme tout le monde. Un mec ordinaire. Le foot m'a offert une parenthèse. Je suis devenu un mec ordinaire qui fait quelque chose d'extraordinaire. Mes parents sont martiniquais. La métropole pour le travail, comme beaucoup. Mon père voulait percer dans la musique, mais il n'a pas réussi. Il avait, paraît-il, la fibre artistique. Je n'ai pourtant jamais su de quel instrument il savait jouer. Il s'est contenté de petits boulots, mécano, éboueur, déménageur... À trente ans, il s'achetait son premier manteau. Bleu marine avec un col fourré, acheté chez Gigi Couture à Lille. Ma mère rêvait d'être styliste, mais elle a échoué. Elle n'est pas beaucoup allée à l'école non plus. Origine modeste. Grands-parents agricoles dans la canne à sucre. Dès l'âge de quinze ans, elle a travaillé dans une usine de couture.



Ils rêvaient de Paris. Paris n'a pas rêvé d'eux. Au mieux, mes parents pouvaient atterrir en banlieue ; ils ont préféré la province. Aucune raison de chialer sur mon enfance ni mon adolescence. Je n'ai pas le souvenir d'avoir manqué. Socialement, il paraît que j'appartenais à une minorité.

Elle était bien, ma minorité, finalement. Elle était idéale pour m'imposer dans une majorité, la majorité du foot français. Au fil du temps, on a fini par tous venir du même milieu. Plus ou moins banlieusard. Plutôt plus que moins d'ailleurs. Et quand on ne venait pas de la banlieue, on finissait par se glisser dans le moule. On finissait par tous se ressembler. Je suis donc devenu un mec à part. Un homme qui, à force de travail, de bons choix, d'instinct, de chance et aussi de talent, a bifurqué...

J'ai choisi le foot parce que mes deux frères aînés y jouaient et m'embarquaient avec eux après les cours ou le week-end. J'ai choisi le foot parce que j'avais une très bonne motricité, une vraie facilité avec le ballon. J'ai choisi le foot parce que j'ai aimé voir que j'étais fort et qu'à treize ans mes frères ne voyaient plus le ballon quand je l'attrapais. J'ai choisi le foot parce que ça me faisait rêver de m'imaginer m'extraire socialement de mon milieu."

http://www.lepoint.fr/sport/football/je ... 9_1858.php
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Message Ven 23 Jan 2015, 00:21

"Je suis le footballeur masqué" #4 : "Les transferts : il y a des magouilles"

LE POINT.FR
La date fatidique se rapproche. Le 22 janvier prochain, Je suis le footballeur masqué. Dans les coulisses du foot français (éditions Hugo Sport) sera dans toutes les librairies. Dans cet ouvrage, un joueur de football professionnel raconte, sous le couvert de l'anonymat, son quotidien. Un récit sincère, authentique et cru qui tranche avec les habituels discours plats, consensuels et politiquement corrects des acteurs du ballon rond. Avec ce livre, l'auteur jette évidemment un pavé dans la mare du foot français, quitte à éclabousser quelques-uns de ses (anciens ?) partenaires. Dans cet extrait, il est question des transferts et de tout ce qui va avec : agents véreux, primes à gogo, arrangement avec les coaches, etc. De quoi noircir encore un peu plus le tableau...

Des primes (p. 148-149)

Quand on parle du transfert ou du salaire d'un joueur dans la presse, en fait on est loin de la vérité, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. C'est juste une base, un montant fixe. C'est ce qu'il y a derrière qui est intéressant.

Quand on dit que Gignac touche 320 000 euros par mois à l'OM, on n'a qu'un bout de la vérité. Sauf si dans sa négo, il a tout mis dans le salaire. Et rien à côté. Il ne faut pas non plus oublier les clauses "si je suis en équipe de France". Avant que je ne parte en Russie, il y avait ça dans tous mes contrats. Si j'étais appelé en équipe de France, j'avais droit à un rendez-vous dans les trois mois qui suivaient pour renégocier. Si j'étais appelé en septembre-octobre, le rendez-vous était fixé en janvier, avant la fin du mercato. Si j'étais sélectionné en février-mars, on rediscutait avec mes dirigeants en juin. Si j'étais appelé en équipe de France, c'est parce que j'avais été bon. Donc c'était normal de renégocier. Et si j'avais au moins trois sélections dans la saison, je rebasculais sur une autre tranche financière. Tout est possible, tant que les dirigeants l'acceptent. Allez voir les clauses dans les contrats des stars des autres secteurs, c'est pire.

Il y a des magouilles, bien sûr. Des déviances. Il te manque un match pour toucher telle ou telle prime, tu demandes à l'entraîneur de te faire jouer. Il peut te faire rentrer à dix minutes de la fin dans un match gagné d'avance parce que ça va te permettre de décrocher ta prime. Tu peux même t'entendre avec l'entraîneur et lui reverser une partie de la prime. Beaucoup d'entraîneurs ont fait ça. Tu peux tout faire. Je connais certains entraîneurs qui récupéraient pas mal de blé comme ça sur les mecs qu'ils faisaient jouer.

Au PSG, il y a même eu des primes de maintien. Dois-je avoir honte ? Les cadres avaient négocié en cours de saison des primes de maintien à un moment où on luttait pour sauver notre peau. Ce n'est pas complètement insensé quand on se rappelle que pendant deux ans le club a ramé dans les profondeurs du classement. Les supporters ont le droit de l'avoir mauvaise : "Putain, mais bougez-vous le cul ! Vous êtes le PSG, vous êtes en train de descendre et vous allez demander une prime de maintien ?" Genre si on ne vous la donne pas, on descend. Cette négociation en cours de saison était effectivement peu glorieuse. Pourtant le président a accepté.

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Message Ven 23 Jan 2015, 00:22

"Je suis le footballeur masqué" #5 : "DSK aurait pu être footballeur !"

Plus que quelques jours avant la sortie de Je suis le footballeur masqué. Dans les coulisses du foot français (éditions Hugo Sport). Le 22 janvier prochain, l'ouvrage qui relate le quotidien d'un joueur de foot professionnel sortira. Sous le couvert de l'anonymat, un (ancien ?) joueur livre son récit authentique et cru qui tranche avec les habituels discours plats, consensuels et politiquement corrects des acteurs du ballon rond. Avec ce livre, l'auteur jette évidemment un pavé dans la mare du foot français, quitte à éclabousser quelques-uns de ses (anciens ?) partenaires. De ses partenaires, il en est d'ailleurs question dans cet extrait exclusif. De leur besoin de notoriété et du pouvoir que leur confère leur statut. De leurs "rapports" aux femmes aussi...

Du carré VIP (p. 46-47)


Je n'ai jamais compris le concept du carré VIP. Mais pour beaucoup de footballeurs, c'est un must. Valbuena, s'il n'est pas dans un carré VIP, soit on ne le voit pas et il se fait piétiner, soit on lui dit : "Eh, mon grand, reviens l'aprèm, y a des spécial ado." Chaque fois que je le croise en boîte, j'ai l'image de lui dans son Hummer. Un Playmobil dans un poids lourd. C'est touchant, finalement, un tel besoin de revanche sur la vie et les brimades qu'il a reçues à Marseille quand Anigo est venu le chercher à Libourne. Tous ou presque veulent attirer les regards, éviter les préliminaires.

C'est comme le Red District à Amsterdam. La pute est en vitrine. C'est clair, on sait pourquoi elle est là. Pas pour du shopping mais pour se faire louer deux heures, une heure ou quelques minutes. Le carré VIP, c'est pareil. Sauf que le client est derrière la vitrine et que les putes font du lèche-vitrine avant de se faire lécher par le plus offrant. J'ai chopé des dizaines de filles comme ça. Sans prénom, sans âge, sans visage. Des centaines de culs de toutes les formes et de tous les parfums rêvant de devenir la nouvelle Posh de la Canebière, de la place Bellecour ou des Champs-Élysées.

Le matin je me réveillais avec une gueule de bois atroce sans un gramme d'alcool dans le sang. Les capotes pleines, sans avoir pris le moindre plaisir et amnésique sur le fait d'en avoir donné. Un numéro de téléphone sur un post-it qui finissait dans les chiottes d'un hôtel parisien, aixois, lyonnais, monégasque, milanais, londonien. C'était aussi misérable que grisant. Prendre, consommer, jeter, et ne rien donner surtout. DSK aurait pu être footballeur. J'ai toujours pensé que c'était pareil. Le pouvoir rend les femmes folles et sans limites. La notoriété d'un footeux est un pouvoir absolu. Une généralité ? Non, un constat. Le mien.

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Message Ven 23 Jan 2015, 00:23

"Je suis le footballeur masqué" #6 : "Deschamps n'a jamais été légitime !"

LE POINT.FR
Je suis le footballeur masqué. Dans les coulisses du foot français sort ce jeudi 22 janvier aux éditions Hugo Sport. Depuis le 22 décembre, Le Point.fr publie des extraits exclusifs de l'ouvrage qui relate le quotidien d'un joueur de foot professionnel. Sous le couvert de l'anonymat, un (ancien ?) joueur livre un récit authentique et cru qui tranche avec les habituels discours plats et consensuels des acteurs du ballon rond. Avec ce livre, l'auteur jette évidemment un pavé dans la mare du foot français, quitte à éclabousser quelques-uns de ses (anciens ?) partenaires. Pour ce dernier extrait, ce n'est pas de coéquipiers qu'il est question mais de l'actuel sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps. Une analyse de l'état d'esprit du patron des Bleus qui vraisemblablement puise ses racines dans son passé de joueur. Une mise en bouche avant de pouvoir se repaître complètement avec la sortie du livre dès demain !

De Deschamps (p. 79-80)

Deschamps, qu'on l'aime où qu'on ne l'aime pas, tout le monde reconnaît qu'il est super fort. Pourtant, dans le foot, Didier n'a jamais été légitime. Dans toutes les équipes où il a été titulaire, on disait qu'il y avait meilleur que lui. En équipe de France, il y a meilleur que lui, à la Juve, il y a meilleur que lui. Sauf qu'il jouait tout le temps. Je ne sais pas pourquoi, ça me fait un peu penser à Benoît Cauet. Un bon joueur.

Un milieu supérieur à Didier. Pourtant, mettre ces deux noms dans la même phrase paraît fou, tellement Deschamps est devenu énorme dans l'histoire du foot français. Deschamps, c'est un forcené. Il a toujours cravaché, il a toujours eu en lui le besoin de prouver.

Il fallait toujours qu'il travaille plus, comme s'il avait l'impression de manquer de légitimité. Je ne parle pas de la légitimité vis-à-vis du coach, mais de la légitimité vis-à-vis du public, des médias. C'est quelque chose qui est ancré en lui. Et en tant que coach, aujourd'hui encore il a toujours besoin de prouver, envie de gagner. Il dit souvent : "On parlera de nous si on gagne." Il n'y a que le résultat qui compte pour lui. Je me reconnais dans cet état d'esprit. À chaque fois, il se remet en question, alors que les grands joueurs ne se remettent généralement pas en question quand ils sont entraîneurs. Deschamps est un mec humble, au fond.

Je ne veux pas faire de parallèle, mais Laurent Blanc, lui, ne se remet pas en question. En tout cas ce n'est pas l'impression qu'il donne quand il déclare par exemple que le 4-3-3 est un système qui a fonctionné une année et que donc il n'y a pas de raison pour qu'il ne fonctionne pas l'année suivante. Pourquoi changer, n'est-ce pas ?

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Message Ven 23 Jan 2015, 02:16

*Je suis le mec qui a besoin de payer ses impôts et qui ne s'encombre même pas d'un semblant de crédibilité littéraire pour faire raquer les pigeons*

:mrflex:
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Bab Joo
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Message Ven 23 Jan 2015, 10:18

Bab Joo a écrit:*Je suis le mec qui a besoin de payer ses impôts et qui ne s'encombre même pas d'un semblant de crédibilité littéraire pour faire raquer les pigeons*

:mrflex:



Edouard Cissé à démenti que c'est lui l'auteur du livre lol

Pourtant son profil colle bien a ce qui est raconté sur ses différents passages en club.

Giuly, Ntep, Valbuena... quels sont les joueurs épinglés par le "Footballeur masqué" ?

La chasse à la taupe est lancée. Au fil des indices – un peu grossiers – disséminés dans "Le Footballeur Masqué" disponible depuis jeudi, le nom d'Edouard Cissé revient souvent lorsqu'on se demande qui a bien pu briser l'omerta en vigueur dans les vestiaires selon que l'on évolue au PSG, à Auxerre ou en équipe de France (Espoirs), en Angleterre ou dans un Championnat aussi exotique que celui de Russie (ou de la Turquie, c'est un peu pareil).

Il se trouve que l'actuel consultant Canal + à joué dans tous ces endroits. Et à ce titre, aurait pu croiser plusieurs acteurs du grand cirque footballistique... Si l'auteur s'amuse des hypothèses dans un entretien accordé au site du Point, voici quelques-uns des personnages qui, ad nominem, en prennent pour leur grade et qui doivent bien avoir une idée sur l'identité de l'informateur.

LUDOVIC GIULY, ACCRO AUX SEXTOS
"Ludo Giuly, c'est un mec qui tente tout (en matière de séduction, ndlr). Il mise d'abord sur son humour. Même s'il est plutôt beau gosse. A la moindre occasion, il envoie un texto, dix textos, cent, mille. Il tourne ses phrases, mais toutes ont le même sens. Il est à bloc. Il ne s'en cache pas. La moindre opportunité, il est dessus. J'en connais pas mal qui sont tout aussi bouillants mais qui le montrent moins. Ludo montrait, mais c'est toujours un besoin de reconnaissance. Ce qui lui est arrivé avec Estelle Denis, c'est énorme. Ses SMS l'ont quand même conduit à être tricard en équipe de France."

PAUL-GEORGE NTEP, LE PSEUDO BAD BOY
"Il arrive et demande immédiatement à quelle heure se termine la séance. Il devait avoir des trucs à faire. Je trouve ça fou. (...) Se prendre pour un bad boy alors qu’on n’a encore rien fait, c’est triste […] Il a signé pour 6 ou 7 millions d’euros à Rennes. Le club va le couver, tout lui autoriser car il va falloir le vendre. Ce n’est pas possible. Des joueurs comme lui, moi j’appelle ça des cramés."


MATHIEU VALBUENA, LE PLAYMOBIL
"Chaque fois que je le croise en boîte, j’ai l’image de lui dans son hummer. Un playmobil dans un poids lourd. C’est touchant, finalement, un tel besoin de revanche sur la vie."

ANDRÉ-PIERRE GIGNAC, LE KÉKÉ
"Quand Dédé Gignac est arrivé à Marseille, il a commencé à dire : 'moi, à Toulouse, j'ai fait ci, j'ai fait ça, et maintenant, je gagne 300.000 euros'. Il avait une grande bouche, il n'arrêtait pas de parler. Il se croyait à Toulouse et jouait à la star. Le problème, c'est que personne ne le calculait. Il agaçait pas mal de mecs. Il disait : 'moi, j'ai 300 paires de tennis Adidas'. André Ayew lui a répondu : 'putain, t'es sérieux ? Tu nous dis que t'as 300 paires de pompes et tu viens toujours avec la même."

LUIS FERNANDEZ, LA GRANDE GUEULE
"Luis ne calculait pas trop les Français et passait du temps à jouer aux cartes avec les Espagnols. Il faisait du favoritisme voyant. Et puis, il est vraiment trop grande gueule. Il ne supporte pas qu'un joueur ait le rôle principal."

LAURENT BLANC, LE TÊTU
"Laurent Blanc, lui, ne se remet pas en question. En tout cas ce n'est pas l'impression qu'il donne quand il déclare par exemple que le 4-3-3 est un système qui a fonctionné une année et que donc il n'y a pas de raison pour qu'il ne fonctionne pas l'année suivante. Pourquoi changer, n'est-ce pas ?"

http://www.metronews.fr/sport/footballe ... 9MGSH8DbU/


Edouard Cissé a joué au PSG ,a Monaco,à Marseille ,il a croisé NTEP à Auxerre en fin de carrière .
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Message Ven 23 Jan 2015, 15:45

J'avoue avoir pensé três vite à lui, d'autant que le bonhomme me semble tout à fait capable d'avoir ce recul sur le foot.

Sinon Gignac:
Il disait : 'moi, j'ai 300 paires de tennis Adidas'. André Ayew lui a répondu : 'putain, t'es sérieux ? Tu nous dis que t'as 300 paires de pompes et tu viens toujours avec la même."

Vlan :lol:
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Message Sam 24 Jan 2015, 09:55

toute facon , ca devrait se trouver vite, il a eté joueur debut des années 2000 au psg , c est pas ceux qu il a citer dans l' ITW , un "jeune" apparement , il a joué avec anelka et co ,il a jouer en EDF , il a eté jouer en russie apparement donc ...

j avais pense a fiorese mais ca colle pas zut ...
On craint degun :mrgreen:
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aslan
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Message Sam 24 Jan 2015, 10:41

Edouard Cissé est-il le "footballeur masqué" ?

INDICES - Le livre "Je suis le footballeur masqué" raconte les coulisses du football professionnel en France.

Edouard Cissé est-il le "footballeur masqué" ?
© Hugo Sport

Sur les étagères sport et football, il y a les autobiographies sans couleur ni saveur, les hagiographies sans discernement et les élans quasi philosophiques sur le jeu. Mais les livres qui racontent sans détour les coulisses du sport n°1 dans le monde ne sont pas nombreux. Il y a trois ans, un joueur anglais avait levé une partie du voile sur son quotidien, entre folles soirées, entraînements répétitifs et petits arrangements en tous genres : The secret footballer. Hugo Sport, qui avait traduit et édité ce livre (et sa suite, plus analytique, moins passionnante), remet le couvert avec Je suis le footballeur masqué (sortie le 22 janvier), footballeur dont l'identité se révèle peu à peu au fil des pages...

Des piques mais rien de tranchant. Pour ce qui est du contenu, difficile de dire que l'ouvrage se distingue de son "modèle" anglais. Les filles faciles, les avantages (et les affres) de la notoriété, la jungle des contrats, les luttes de vestiaire : tout cela a un air de déjà-vu. Mais la grande différence est que ce footballeur masqué a évolué en France. Et que les noms qu'il donne nous sont familiers. On apprend ainsi que la femme de Bernard Mendy tenait à sa (bonne) place en tribune, que Luis Fernandez aimait taquiner les cartes avec les joueurs espagnols de son effectif ou qu'il arrivait à Thierry Henry d'appeler les journalistes qui avaient eu l'outrecuidance de dire du mal de lui. Rien de bien méchant mais du croustillant. Évidemment, ce livre se lit à un double niveau : les révélations que l'on nous fait et l'identité que l'on nous cache.
L'auteur lâche des infos : cinq clubs en France, dont l'OM et le PSG, un passage de trois ans en Russie, un à Chelsea... Rapidement, on comprend que ce profil n'existe pas. Qu'il a été modifié à la marge afin de tromper le lecteur (et les acteurs cités ?). L'éditeur de l'ouvrage le dit lui-même dans le prologue : "la biographie du footballeur masqué comporte de nombreux pièges". Et l'on peut penser que les passages en Russie, à Chelsea ou à Lille sont des inventions. Car, dès les premiers chapitres, se dessine l'identité d'un candidat potentiel : Edouard Cissé.

"Grand black" et "bon joueur". Les indices nous conduisant à lui sont nombreux : "Grand black" "taiseux", il a connu cinq clubs en France (PSG, OM, Monaco, Marseille, Auxerre), a connu le PSG époque Simone, Anelka, Lacombe, Halilhodzic, l'OM version Deschamps ou encore Raymond Domenech entraîneur (Cissé a été chez les Espoirs).
Et s'il dit avoir joué à Lyon et à Lille, il ne livre aucune anecdote sur ces deux clubs et préfère évoquer les venues du Prince dans le vestiaire de Monaco (soit-disant raconté par Rothen) ou la destinée de plusieurs stars auxerroises, dont celle d'Olivier Kapo, que Cissé a côtoyé à Auxerre lors de la saison 2011-12. Dans le récit, on peut penser que West Ham peut se substituer à Chelsea (club de Londres où a évolué Cissé) et que l'expérience de trois ans en Russie a en réalité été un contrat de deux ans avec le club stambouliote de Besiktas, en Turquie.
Au-delà du parcours, il y a également plusieurs autres indices ici ou là qui nous conduisent à Cissé : son goût pour les "passes claquées", ses références multiples au rôle de milieu de terrain, mais aussi plusieurs aveux qui correspondent assez bien au footballeur : "je n'étais pas une star mais dans ma carrière, j'ai touché tous les titres" (champion avec l'OM, vainqueur de la Coupe de France avec le PSG et de la Coupe de la Ligue avec le PSG et l'OM) ou encore "moi, je me classe dans les bons joueurs, ceux qui ont fait le boulot". Le "footballeur masqué" évoque également sur la longueur Souleymane Diawara et Mamadou Niang, deux internationaux sénégalais. En 2009, Cissé fut ainsi sélectionné par le Sénégal, pays dont il est originaire (sans jouer car l'OM refusa, ndlr).

Évoquant les sollicitations de la presse, le "footballeur masqué" se plaint également d'avoir été trop souvent interrogé. "Ça va, c'est bon, tu n'es pas le consultant de la chaîne. Pas encore", écrit-il ainsi. Pas encore... Cissé fut consultant pour la chaîne beIN Sport en 2012. Et puis, il y a ce long passage sur les jeux vidéo, qui peuvent favoriser, selon son auteur, la cohésion d'un groupe. Or, en 2012, Cissé avait consacré l'une de ses tribunes (déjà) sur Rue89 sur le sujet, comme l'ont relevé nos confrères du Journal du dimanche. Il y racontait que son entraîneur au Besiktas s'était montré conciliant avec ses joueurs qui s'étaient rassemblés pour jouer à 10 ou 12 dans une chambre. Dans le livre, la scène se déroule en Russie. C'est la seule différence. Et le doute se lève.

La maison d'édition n'a-t-elle pas assez protégé l'identité de son poulain ? Ou l'a-t-elle au contraire laissé volontairement apparaître ? Là est peut-être le vrai mystère. Car, sans vouloir manquer de respect à Edouard Cissé, qui aujourd'hui aurait acheté ses mémoires ? Alors qu'un ouvrage écrit par un footballeur masqué...

http://www.europe1.fr/sport/football/ar ... ue-2348135
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