Saint Etienne 1-0 OM : The Show Must's Gone

Le Samedi 06 Octobre 2007 par

Trois jours après l'exploit sur le terrain de Liverpool, où aucun club français n'avait réussi à vaincre en neuf confrontations, un troisième déplacement successif en terre stéphanoise attendait l'OM. La méthode Gerets à peine intronisée que les quotidiens sportifs voient déjà les germes de ce qui pourrait être une remontée fantastique dans un championnat aux allures de Serie B, là où les dits petits clubs trustent le haut du classement.

Il était donc donner l'occasion de se rendre compte comme le disait M'bami des fruits des positionnements tactiques travaillés à l'entraînement, chose presque taboo il y a encore quelques semaines lorsque son prédécesseur Albert Emon se trouvait encore en charge de l'équipe première sur les terrains synthétiques de la commanderie. The show must go on...

Les compos (Ne pas mettre de marseillais pour CES siouplait, tentez Feindouno ou Gomis):

Saint-Etienne:
Janot - Dabo, Sall, Nivaldo, Varrault - Perrin, Matuidi - Feindouno, Payet - Gomis, Ilan

OM:
Mandanda - Bonnart, Rodriguez, Givet, Taiwo - Cana, M'bami - Ziani, Valbuena, Niang - Cissé


L'effet du match:

94e minute: Feindouno pour Dernis, Bonnart part sur le côté pour bloquer l'attaquant stéphanois, Dernis s'avance, aucun marseillais ne l'attaque... Il décoche alors une chouquette sortie de nulle part qui marque la transversale avant de tomber dans le petit filet, et crucifier les marseillais.


Les notes:

Mandanda (7): Homme du match à n'en pas douter. Il sauva plusieurs fois son équipe sur des frappes d'Ilan, Gomis ou encore Payet avant de s'effondrer lors du but de Dernis. Les commentateurs parlent d'un pénalty contre lui mais il repoussa le ballon avant que Payet ne s'effondre sur lui. Quel dommage...

Bonnart (5): Payet n'est pas souvent passé sur son côté mais chaque erreur faillit coûter chère. N'attaque pas Dernis sur le but en préférant bloquer l'attaquant stéphanois.

Rodriguez (5): Les alignements avec Givet sont à revoir.

Givet (5): même chose que son compair avec une faute non sifflée contre lui sur Gomis qui aurait pu lui valoir une sanction administrative chère à Gilles Veissière et Alain Sars.

Taiwo (-10): Complètement à la masse. Des espaces énormes sur son côté gauche, il se paya même le luxe de tatouer le ventre de Diawara alors que cela ne s'imposait pas. A croire que les mois d'octobre ne lui sont guère favorables (cf. OM-Lyon 10/10/06). Exclu sourire aux lèvres pour avoir voulu jouer les groopies de service en tentant d'arracher le maillot de son idole Feindouno.

Cana (4.5): Capitaine courage mais mis à part sa nouvelle coupe de cheveux (ou plutôt son absence de coupe) on a rien vu.

M'bami (3.5): Avec son collègue du milieu, on ne les a pas vu monter porter le surnombre sur les offensives marseillaise. De plus, il fut digne de son idole Fantomas, ralentissant chaque phase de jeu de son équipe.

Valbuena (5): Un bon début de match avant de sombrer dans les glissades, l'énervement et le labourage du terrain sur chaque coup d'épaule stéphanois. Rata de peu une occasion décisive pour cause de nanisme.

Ziani (5): Plus souvent défensif qu'autre chose, il permit de garder le ballon et de poser le jeu. Quelques débordements à son actif mais la précision des centres n'étaient pas au rendez-vous.

Niang (5): Un pénalty évident non sifflé sur lui, une faute sur Nivaldo qui faillit profiter à son équipe, puis une autre faute oubliée sur lui avant le but de Dernis. Il ne resta pas souvent sur son côté gauche en première, tentant trop souvent de se recentrer inutilement. Autant dire que ce n'était pas son jour.

Cissé (4): Certains diront que c'est sa faute si l'OM joue mal mais quand un attaquant ne touche pas un ballon, il est difficile de tout lui mettre sur le dos. Il n'est pas un joueur de pivot et peu de contres eurent lieu pour l'OM. Auteur de la passe pour Niang sur le pénalty non sifflé.


L'Ane à Lise:

Nombre de questions peuvent-être posées ce soir: Le temps de récupération était-il suffisant, sachant que trois jours seulement avaient été laissé aux marseillais? Pourquoi les joueurs glissaient comme Philippe Candeloro et Suria Bonaly réunis sur la pelouse stéphanoise? Le trio arbitral était-il à la hauteur de l'évènement? La trève sera-t-elle bénéfique aux hommes de Gerets pour se ressaisir? Etc...Etc...

La fatigue était réelle ce soir, et la première mi-temps était celle de la gestation (et gestion hein?) pour les hommes de Gerets. Mis à part cinq premières minutes engagées des deux côtées avec une action de Payet en quinze secondes et un tir de Valbuena consécutif à deux erreurs stéphanoises, les marseillais tentaient de poser le ballon.

Seulement, malgré des lignes ressérées, les espaces fluctuaient derrière avec un Taiwo dans la lignée de sa fin de match contre Liverpool, et une défense centrale qui peinait à s'aligner correctement. Conséquence, quelques hors-jeux douteux qui auraient pu valoir à l'OM quelques sensations chaudes. Le pressing est présent mais les récupérateurs ont du mal à se mettre en marche, Cana étant plus semblable à Me Fantastique qu'au guerrier connu sur les bords de la méditerranée, M'bami lui ratant plus souvent le ballon que les jambes de ses adversaires.

Gazon maudit: C'est ainsi que l'on pourrait nommé ce terrain labouré par les joueurs de rugby il y a encore une semaine de ça. Les glissades s'enchainèrent, et les coups francs glissés permirent de sourire un chouya dans un match tendu comme le string de Laure Sinclair. Candeloro vivait sûrement caché dans les jambes de chaque joueur, et chaque triple boucle piqué raté se répercuta sur les joueurs.

L'arbitrage lui n'aida en rien à rendre ce match plus attrayant. Digne de son championnat, le trio arbitral restera dans les anals (ba ouai dans le trou quoi) pour avoir oublier un pénalty sur Niang, siffler des hors jeux imaginaires sur Gomis, non siffler des fautes sur Niang et de Niang sur Nivaldo, et laisser le jeu se continuer au delà du temps réglementaire. Autant dire que la coupe était pleine, et le calice bu jusqu'à la lie.

Ce soir, les joueurs auront joué en équipe mais les milieux récupérateurs auront petit à petit laissé passer les stéphanois jusqu'à l'action décisive. La prochaine trève internationale ne sera pas de trop pour redonner confiance aux joueurs, et proposer des choix tactiques plus évolués que ceux d'Emon, ce qui ne devrait pas être trop difficile. Pour autant, ne jetons pas la pierre, et ne nous faisons pas d'illusion, ce soir the show must's gone...

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