Arles-Avignon - OM : Les copains d'abord

Le Samedi 18 Septembre 2010 par

Trois jours après une piteuse entrée en Ligue des Champions face au Spartak Moscou (0-1), l'OM retrouve le Championnat au cours d'un très long déplacement à... Avignon ! Autant dire que ce derby du Sud s'annonce particulièrement explosif entre un champion qui peine à larguer les amarres en ce début de saison, et un promu totalement à la dérive qui s'accroche à sa lanterne rouge comme le marin au bras de celle qui d'habitude se trouve dessous. Tensions internes dans les deux clubs, joueurs qui rament comme des vikings à Marseille, Arles-Avignon qui va chercher à ferrer un gros poisson : bref, malheur au vaincu ce soir...

Non ce n'était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grande mare des canards
Et s'appelait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord.

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas de la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses matelots
N'étaient pas des enfants de salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord.


Pourquoi ce texte de Georges Brassens me demanderas-tu dans un soudain accès de curiosité frénétique, ce qui en soit est toujours mieux que d'avoir une colique du même nom... Parce que c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est l'amer qui prend l'hOMme ! Oui je sais c'est un peu décousu mais en même temps, je vous livre les infos telles qu'elles arrivent... Puis, pour tout dire, c'est pas évident non plus d'avoir une main dans les cartons de déménagement et l'autre sur le clavier pour écrire. Mais cette journée particulière sera définitivement placée sous le signe de la camaraderie puisque l'excellentissime Lupin vient carrément dans le Doubs nous filer un coup de main afin de mieux débarquer dans le Vaucluse ! Pourquoi cette parenthèse ? Si l'OM pouvait ce soir faire preuve d'autant de générosité sur le terrain et devant le but que notre Lupin national, qui n'hésite pas à traverser la France, alors la machine pourrait enfin être lancée...

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse en compagnie de l'ami Brassens qui de là-haut doit bien se gondoler en voyant cette superbe chanson servir de toile de fond à un article de foot. En espérant que l'OM pense tout de même à modifier le titre pour en faire un joli : "Les buts d'abord !".

Au moindre coup de Trafalgar,
C'est l'amitié qui prenait le quart,
C'est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Que leur bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d'abord.

Au rendez-vous des bons copains,
Y'avait pas souvent de lapins,
Quand l'un d'entre eux manquait a bord,
C'est qu'il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l'eau ne se refermait,
Cent ans après, coquin de sort!
Il manquait encore.

Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s'appelait "les copains d'abord"
Les copains d'abord.


Et Allez l'Ohème, Bordel !

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