Le Samedi 21 Février 2026 par Fanalink
Le possible départ de Pablo Longoria ouvre une période charnière dans l'histoire récente de l'OM. Selon L'Équipe, le propriétaire américain Frank McCourt étudierait plusieurs profils pour lui succéder. Parmi eux, un nom attire l'attention : Pauline Gamerre, actuelle directrice générale du Red Star FC.
Née à Marseille, âgée de 42 ans, elle pourrait incarner à la fois un retour aux racines et un profond renouveau institutionnel sur la Canebière.
Une Marseillaise dans la short-list de McCourt
Le choix du futur président de l'OM s'annonce stratégique. Après des saisons marquées par des tensions sportives et une relation parfois fragile avec les supporters, le club cherche un nouveau souffle. Le profil de Pauline Gamerre coche plusieurs cases : une connaissance fine du football français, une solide expérience de gestion et un ancrage marseillais revendiqué.
Grandie à Marseille, supportrice du club dans sa jeunesse, elle connaît la ferveur et l'exigence qui entourent l'OM. Dans un contexte où le lien entre la direction et le public s'est parfois distendu, cette proximité culturelle pourrait peser dans la balance.
Une trajectoire construite dans le football
Passionnée de football depuis l'enfance, Pauline Gamerre a bâti un parcours mêlant conseil, médias et direction sportive. Diplômée de Sciences Po Aix et de l'ESCP, elle représente une génération de dirigeants formés aux réalités économiques et stratégiques du sport moderne.
À la tête du Red Star depuis 2011 — à l'exception d'une parenthèse à la Fédération française de football — elle s'est forgé une réputation de gestionnaire rigoureuse. Son passage au club audonien a été marqué par un assainissement financier et un développement structurel ambitieux. Cette fermeté lui a valu le surnom de « Dame de fer », en référence à Margaret Thatcher, symbole d'une gouvernance inflexible.
Une crédibilité institutionnelle affirmée
Son expérience ne se limite pas au cadre d'un club. Membre du comité exécutif de la FFF, Pauline Gamerre y a piloté le business développement, se confrontant aux enjeux économiques et politiques du football hexagonal. Habituée à travailler avec des investisseurs comme 777 Partners, elle maîtrise les équilibres délicats entre ambition sportive et contraintes financières.
À l'OM, ces compétences seraient essentielles. Le club phocéen évolue dans un environnement exigeant, où chaque décision est scrutée, commentée et parfois contestée.
Un défi historique
Si sa nomination se confirmait, Pauline Gamerre deviendrait la première femme à présider l'Olympique de Marseille. Au-delà du symbole, ce serait un tournant fort dans la modernisation du club et plus largement du football français.
Mais le défi serait immense. Passer du Red Star à l'OM, c'est changer d'échelle : intensité médiatique, pression populaire, exigences sportives permanentes. Sur la Canebière, la marge d'erreur est mince et la patience rare.
Reste à savoir si Frank McCourt fera le choix de cette audace institutionnelle. Une chose est sûre : la candidature de Pauline Gamerre incarne l'idée d'un nouveau cycle, entre rigueur, compétence et ancrage marseillais.