Rumeurs de rachat : L'OM n'est pas à vendre !

Le Lundi 24 Novembre 2014 par Bab Joo

Comme son nom l'indique, une rumeur n'est qu'une rumeur. Soit, quelque chose qui se disperse un peu partout, mais qui n'est fondée sur rien.

La dernière en date nous vient de L'Equipe, un quotidien qui ne peut être et avoir été et qui, comme les autres, en est venu à se préoccuper davantage de "faire le buzz" que de développer posément, intelligemment, des informations concrètes, vérifiables et vérifiées.

Selon ce digne medium et ceux qui l'ont complaisamment relayé, la perf' des hOMmes de Bielsa hier face aux Girondins de Sagnol aurait donc tout soudain attiré l'attention de l'Emir Al-Walid Bin Talal, 35ème fortune mondiale en 2013 selon le magazine Forbes et 23ème selon Bloomberg, qui se serait subitement rendu compte du potentiel du club Phocéen.

Soyons sérieux deux minutes : d'abord, les rumeurs de rachat de l'OM ne sont-elles pas un marronnier auquel les supporters du club comme les observateurs, chroniqueurs, journalistes, réputés "neutres", depuis le temps, devraient être habitués et dans le piège duquel ils ne devraient plus tomber ?

Ensuite, est-il absolument nécessaire de rappeler les conditions qui ont précédé, accompagné et suivi le rachat du PSG par son homologue du Qatar ? Le "plan Leproux" privant les supporters de leurs moyens d'existence ? le doublement, voire le triplement dans certains cas, du montant du prix des abonnements ? les millions dépensés dans des stars qui, au final, ne brillent pas autant qu'il l'était espéré voire convenu ? La détestation unanime dont fait désormais l'objet le club de la capitale, au point d'éveiller même les soupçons d'achats de matches, de dessous-de-table versés aux arbitres, etc. ? Est-ce vraiment cela que souhaitent les naïfs qui se réjouissent d'un simple titre dans la trash-presse ?

Enfin, évoquer un rachat du club, surtout dans les conditions actuelles, c'est oublier un peu vite que la famille RLB, tellement pointée du doigt quand le club traverse un coup de moins bien, a investi depuis près de 20 ans un peu plus d'un demi-milliard d'euros dans le club provençal, un demi-milliard quasiment à fonds perdus puisqu'il s'agissait dès le début de l'acte d'un supporter, davantage que celui d'un homme d'affaires.

Ne soyons pas non plus neuneus, il est peu probable que Robert - et sa veuve Margarita à sa suite - auraient consenti un tel effort financier sans l'espoir, sinon la certitude, qu'à défaut de leur rapporter de l'argent, un tel investissement ne leur en coûterait pas trop. Mais n'oublions pas non plus que la branche "OM" ne représente qu'une part infime des activités du groupe RLD, et que cette branche peut par conséquent se permettre de perdre quelques millions tant que les autres branches du groupe en rapportent davantage.

N'oublions pas non plus que Margarita s'est plusieurs fois exprimée sur le sujet, expliquant maintes fois que conserver l'OM dans le patrimoine familial était une priorité, au moins jusqu'à ce que l'héritier putatif, Kyrill, qui n'a aujourd'hui que 17 ans et aucune expérience de la vie ni des affaires, et n'entrera en possession de son héritage qu'à ses 23 ans révolus - soit en mesure juridique d'exprimer ses souhaits à ce sujet ; en d'autres termes, l'OM n'est pas à vendre, et ne le sera pas avant au moins 6 ans !

Le club s'est d'ailleurs fendu d'un démenti formel  pas plus tard que cet après-midi par la voix de BFM.

Faut être plus clair ? Circulez, y a rien à voir !




Pour rappel : la première rumeur évoquant le rachat de l'OM, sur laquelle se fondent toutes les autres depuis lors, provenait de nos propres lignes (voir ici). Je vous laisse le loisir d'en (re)prendre connaissance, et surtout de vérifier sa date de publication...

Aussi dans l'actualité