Bayern Munich 2-0 OM : La marche était bien trop haute...

Le Mardi 03 Avril 2012 par

Les marseillais n'ont donc pas eu le privilège de se hisser dans le dernier carré de la plus prestigieuse des coupes d'Europe. Il faut dire que l'OM affrontait un adversaire coriace, le Bayern Munich, devant, qui plus est remonter l'écart conséquent de deux buts subi à l'aller. Pas à la rue non plus sur cette double confrontation, les hommes de Deschamps n'auront tout de même jamais fait douter véritablement des munichois jouant tout en maîtrise.

Pour cette rencontre prestigieuse dans l'une des plus belles enceintes du Vieux Continent, Didier Deschamps qui doit faire sans les absences de Diarra (suspendu) et Diawara (blessé) aligne un 4-3-3 où l'on notera notamment la présence de deux pointes de métier : Brandao et Rémy et le retour au poste de milieu de terrain du précieux Benoît Cheyrou. Amalfitano qui connaît une baisse de régime depuis sa sélection en équipe de France débute ainsi sur le banc. En face, Heynckes se paye le luxe de faire souffler deux de ses principaux attouts offensifs : Robben et Gomez, rien que ça !

Les phocéens qui espèrent marquer rapidement pour ainsi mettre le doute dans les têtes allemandes débutent plutôt bien la rencontre. Ansi, dès la 8ème minute, après une course de Brandao côté droit, Loïc Rémy est à la réception de son centre, ce dernier ne se fait pas prier pour contrôler et frappper dans la foulée. Son tir à ras de terre est cadré mais capté sans souci par Neuer. Cette occasion semble avoir donné des ailes aux 2 300 marseillais ayant fait le déplacement puisqu'ils hissent haut leurs chants, dominant même parfois le stade rouge et blanc.
Dans la foulée, nouvelle occase pour l'OM, après avoir réalisé un petit pont, Cheyrou fait ensuite une passe en retrait et c'est Morel qui la reprend. Son tir cadré est repoussé par Neuer et l'OM semble vouloir saisir sa chance.

Mais en ce début de match c'est bien le Bayern qui se montre réaliste et qui concrétise ses occases. Franck Ribéry déborde côté droit avant d'adresser un centre parfait ras de terre pour Olic qui devance Mandanda (12ème minute). C'est la 18ème passe décisive de Francky cette saison, qui est par ailleurs le joueur subissant le plus de fautes en Champion's League. Le Bayern mène donc au score et l'OM devra marquer trois buts pour se qualifier.

Une belle occasion est une nouvelle fois à l'actif des phocéens puisque suite à un centre en retrait de Brandao, M'Bia adresse une frappe puissante qui serait venue se loger sous la barre sans une belle claquette du gardien munichois (17ème). Cinq minutes plus tard après une belle action de Cheyrou, Brandao tente sa chance mais ça passe à côté, alors que dans le même temps Valbuena était seul.

La révolte du côté bavorois est enclenchée à la 26ème minute, après une belle frappe de Kroos des 20m repoussée par Mandanda, l'action se poursuit et c'est Tymoschuck (nom aussi facile à prononcer qu'à écrire soit dit en passant) qui reprend le ballon de volée. Une nouvelle fois Mandanda s'interpose. Mais dans la minute qui suit, Olic frappe et Mandanda répond présent. Son surnom d'El Phenomeno n'est pas usurpé ! Dans la foulée, sur un corner le Bayern se montre une nouvelle fois dangereux et sur une tête de Müller, Mandanda nous gratifie d'un arrêt peu orthodoxe : une manchette à la manière d'un volleyeur.
A la 32ème minute, cette fois le portier marseillais ne peut rien face à la frappe en dehors de la surface de Kroos, mais son poteau le sauve d'un but qui réduirait à néant les espoirs olympiens.

Mais ce but Munichois ne tardera pas à venir puisqu'à la 37ème minute, suite à une nouvelle accélération de Riébry, Olic récupère un nouveau centre à ras de terre et s'interpose au premier poteau, pour mettre son doublé.

Un OM dominé s'incline donc logiquement 2-0 à la pause. Après avoir laissé de maigres espoirs au peuple bleu et blanc l'espace d'un instant, le Bayern a enclenché la vitesse supérieure pour inscrire ce second but, sans doute fatidique.

Rassurez-vous je vais faire court pour la seconde période, en même temps il faut dire qu'on s'est emmerdé sévère...
Mis à part la frappe de Ribéry à la 51ème détournée par Mandanda en corner et la tête au dessus de Brandao pourtant seul, faisant suite à un centre d'amalfitano (65ème), il n'y aura rien eu de bien palpitant en seconde période.
Les entrées d'Amalfitano (à la mi-temps), Kaboré (pour reposer Rémy, touché qui plus est à la cuisse droite) et Gignac n'auront rien apporté. Entre une équipe qui gère trnquilement la seconde période et une autre inexistante dans ce second acte - peut être pensait-elle au clasico qui l'attend ce week-end face au PSG - les 45 dernières minutes auront été un véritable calvaire.

La parenthèse ligue des Champions close - aussi belle soit elle - , les marseillais n'auront pas le temps de ressasser bien longtemps cette nouvelle défaite puisqu'un calendrier surchargé et des plus périeux l'attend. Question d'honneur et pour donner un coup de pouce à l'ami sudiste, le MHSC, l'OM doit faire un résultat au Parc avant le week-end suivant la finale de coupe de la Ligue importantissime face à l'OL puisqu'elle assurerait à l'OM une place en Europa League. La rencontre du milieu de semaine face à Montpellier, entre ces deux affiches semble presque marginale...

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