#Supporters Histoires d'hOMmes #4

Le Jeudi 22 Juin 2017 par

Chaque semaine nous vous raconterons l'histoire d'un supporter qui nous parlera de sa relation entre lui et l'Olympique de Marseille.
Cette semaine c'est une jeune supportrice abonnée au Virage Sud qui répond à mes questions.

(Photo http://www.commandoultra84.com)

Tout d'abord, parlez-nous un peu de vous...
"Je suis une jeune supportrice. Je travaille dans le secteur social sur Marseille. Je vais au stade depuis 2009 mais j'ai eu mon premier abonnement à mon nom pour la saison 2011/2012."


Depuis quand avez-vous cette passion pour l'OM ?
"Je supporte l'OM depuis toute petite, vers l'âge de 8 ans j'ai commencé à suivre mes premiers matchs avec mon père fidèle supporter de l'OM. C'est au fil du temps que ma passion a pris de plus en plus d'ampleur."


Votre premier match au Vélodrome ?
"Bizarrement, je serai incapable de dire le match et le score... c'était en 2009 et j'étais tellement heureuse de découvrir enfin les virages et la ferveur du Vélodrome que j'ai plus de souvenirs de l'ambiance et de ce que j'ai ressenti dans la tribune que du match en lui-même... Je crois que l'OM n'avait même pas gagné ce jour-là mais je réalisais mon rêve, j'étais la plus heureuse du monde."

Quel est votre meilleur souvenir de supporters ?

"Sans aucun doute c'est le doublé coupe/championnat en 2010 avec Niang, Lucho, Heinze... 
Je vivais ma première vraie saison au stade même si je n'allais pas encore à tous les matchs, mais il y avait une telle attente après 20 ans de disette, c'était vraiment magique de voir tout cet engouement autour de l'OM. Puis ces milliers de personnes qui communiaient d'une même voix au stade ou sur le vieux port. Moi je vivais un rêve en tant que supportrice, j'avais tout quitté pour venir vivre à Marseille, j'étais pas encore abonnée mais j'avais réussi à avoir quelques contacts au stade, du coup je venais quand même très souvent en virage, j'ai vécu des moments cette saison-là que je n'oublierai jamais..."

Quel est votre meilleur souvenir de ces cinq dernières saisons ?

"J'aurai aimé dire la remontée des marseillais à Dortmund mais malheureusement je n'y étais pas même si j'ai vibré devant ma télé ce jour-là. Du coup vu que les meilleurs moments pour moi, on ne peut les passer que dans un stade, je vais dire la qualification à Milan, avec le contrôle du dos et le but de Brandao qui nous donne la qualif' en fin de match. C'était mon premier dep' européen et ce jour-là j'ai vraiment réalisé que tous les sacrifices qu'on pouvait faire en tant que supporters en valaient la peine si on avait la chance de vivre des moments comme celui-là... Après, en tant que supportrice, je me réjouis de chaque victoire quelle que soit la compétition et l'équipe qu'il y a en face. Mais cette qualif' c'est vrai qu'elle avait une saveur particulière  surtout que l'OM réalisait vraiment une mauvaise saison en championnat..."


Quel est votre pire souvenir de ces cinq dernières années ?

"Je vais rester sur la même période du coup et je vais dire la défaite à domicile face au Bayern de Munich. Pas pour ce qui s'est passé sur le terrain, c'est presque anecdotique pour moi mais surtout pour ce qui s'est passé en tribune. Je me rappelle avoir pleuré ce jour-là, en regardant les supporters du Bayern parce que la plupart des marseillais faisaient grève. Il y avait un silence pesant autour de nous et je ne pouvais pas m'empêcher de regarder les supporters adverses s'en donner à cœur joie alors qu'ils n'ont pas eu un "accueil" digne d'un 1/4 de finale de LDC. Après, honnêtement, chaque défaite reste un mauvais souvenir, je fais toujours la tête au moins jusqu'au lendemain."

Qu'est-ce que pour vous être un bon supporter ?

"C'est difficile de répondre parce que maintenant que je vais au stade je n'ai plus du tout la même vision du supporter que celle que j'avais quand je vivais loin de Marseille. Mais pour faire dans la généralité et pas stigmatiser ceux qui n'ont pas la possibilité de venir au stade, je vais dire que le bon supporter c'est celui qui sera toujours là quoi qu'il arrive, c'est celui qui était là quand l'OM touchait le fond et celui qui n'a pas attendu le projet McCourt pour soutenir l'OM. 
Pour ceux qui viennent au stade, je dirai que c'est celui qui chante, celui qui ne râle pas contre un drapeau ou un fumi et qui se bat pour les droits des supporters parce que l'OM est, et doit rester un club populaire à l'image de sa ville."

Vous êtes passionnée, mais cela vous apporte quoi réellement ?

"L'OM c'est toute ma vie. J'ai quitté ma famille et mes amis pour vivre ma passion. Beaucoup ne comprennent pas mais pour moi c'est une évidence, c'est le genre d'amour qui, on le sait, durera toute la vie. J'ai connu des moments de galère comme tout le monde et le seul endroit où tu laisses tout derrière toi c'est au stade. J'attends chaque match avec impatience, l'été le Vélodrome  me manque. Je suis le genre de personne qui soit donne tout, soit ne donne rien. Avec l'OM c'est tout. Clairement aujourd'hui c'est une drogue, je ne pourrai pas m'en passer. Parfois en rentrant du stade je me remets le match parce que quand tu es en tribune tu le vis différemment. Parfois tu es tellement pris par l'ambiance que tu loupes même une partie du match, mais j'aime ça. Du coup je me refais le débriefing."

Qu'attendez vous du nouveau projet ?
 
"J'attends qu'on tourne définitivement la page de la période MLD/Labrune qui nous a bien fait souffrir en tant que supporters, j'attends que l'OM retrouve une place digne de son histoire et sur la scène française et sur la scène européenne. Mais j'attends aussi plus de soutien de la part de nos dirigeants et j'espère que l'on n'aura pas droit à un plan Le Proux bis. 
Nous on reste dans la galère contre vents et marées. OM champions project ou non on était là avant et on sera là après, maintenant espérons écrire de belles pages de notre histoire dans un futur proche, en gardant l'âme de notre club si chère à tous les marseillais..."
 

Résumez en trois mots votre relation avec l'OM.
Amour, Fierté, Passion


Retrouvez nous dès jeudi prochain pour découvrir un autre visage qui se cache derrière le blason bleu et blanc !

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