Habib Beye revient sur sa première sur le banc

Le Samedi 21 Février 2026 par Fanalink



Fraîchement nommé sur le banc de l'OM, Habib Beye espérait lancer son mandat sur une note positive. Il n'en a rien été. Vendredi soir, les Marseillais se sont inclinés (2-0) sur la pelouse du Stade Brestois 29, en ouverture de la 23e journée de Ligue 1. Une défaite nette, marquée par un cruel manque d'impact et une domination brestoise dans l'intensité.


Brest plus tranchant, Marseille trop timide
Dès les premières minutes, les Brestois ont imposé un rythme élevé, mettant en difficulté une formation olympienne apparue fébrile dans les duels. L'attaquant Ludovic Ajorque s'est chargé de sanctionner les approximations marseillaises en inscrivant un doublé, profitant notamment d'un manque d'agressivité dans la surface phocéenne.
L'OM a souffert, notamment en première période, incapable de répondre au défi physique proposé par son adversaire. Trop souvent battus dans les contacts, en retard sur les seconds ballons, les Marseillais ont affiché des lacunes criantes dans l'engagement et la maîtrise des temps faibles. Malgré quelques ajustements tactiques opérés au retour des vestiaires, la tendance ne s'est jamais réellement inversée. L'impression d'impuissance a persisté jusqu'au coup de sifflet final.

Un constat lucide et une confiance fragile
En conférence de presse, le nouvel entraîneur marseillais n'a pas cherché d'excuses. « Il y a une petite perte de confiance », a-t-il reconnu, conscient que la spirale négative actuelle pèse sur les épaules de ses joueurs. Sans pointer du doigt un secteur en particulier, il a insisté sur « un manque d'agressivité dans notre surface », symbole d'un mal plus profond : une équipe qui doute et qui n'impose plus sa loi.
Pour Beye, la réponse devra être collective. Le technicien entend s'appuyer sur le stage prévu à Marbella pour remobiliser son groupe et élever le niveau d'exigence. « Il va falloir travailler, monter aussi en densité athlétique », a-t-il martelé, conscient que l'OM ne pourra pas rivaliser sans retrouver une base physique solide et une agressivité retrouvée.
Lyon en ligne de mire

Le calendrier n'offre aucun répit aux Olympiens. Un déplacement très attendu sur la pelouse de l'Olympique lyonnais se profile, dans un contexte déjà tendu. Ce choc face à un rival historique pourrait servir d'électrochoc... ou accentuer les doutes.
Habib Beye veut y voir une opportunité : « On trouvera les ressources pour faire en sorte d'aborder ce très gros match contre l'OL. Ça doit être une motivation supplémentaire. On doit tous comprendre la situation que nous vivons. » Le message est clair : l'heure est à la prise de conscience.
Pour l'OM, l'enjeu dépasse le simple résultat. Il s'agit désormais de stopper l'hémorragie, de restaurer la confiance et de poser les bases d'un projet encore balbutiant. Les débuts sont difficiles, mais le temps presse déjà sur la Canebière.

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