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Inter Milan - OM
Dans la même galère?

Le Lundi 12 Mars 2012 par jay-jay

Le 22 Mai 2010 à Madrid, l'Inter l'emporte contre le Bayern en finale de Ligue des Champions.
Cette victoire conclut une saison fantastique pour les Nerazzurri qui réalisent le triplé (Serie A, Coppa, LDC) mais également pour les Phocéens auteurs d'un doublé (Coupe de la Ligue-Championnat).
Depuis cette date, de l'eau à coulé sous les ponts.

La saison dernière, les deux clubs ont pu sauver les apparences en finissant 2ème de leurs championnats respectifs et en remportant chacun une coupe, mais cette saison...
Cette saison a rapidement tournée au cauchemar. On peut même dire que rarement un 1/8ème de finale de Ligue des Champions n'aura vu deux équipes aussi mal en point se faire face. Deux clubs aux ambitions élevées qui ont rapidement dû abandonner leurs rêves de sacres nationaux et même sans doute, leurs possibilités de qualification pour la prochaine C1.

Puisque l'on est dans les points communs, continuons. L'Inter comme l'OM ont longtemps été de grands dépensiers sur le marché des transferts. Leurs actionnaires respectifs (M. Moratti pour l'Inter, RL. Dreyfus pour l'OM) n'ont pas hésité à mettre la main au portefeuille pour acheter une pléiade de joueurs, pour un résultat (soyons honnête) assez minable. Une coupe Interto pour l'OM (c'est même pas un vrai titre) et une coupe de l'UEFA pour l'Inter. Aujourd'hui, cette période est révolue. RDL a disparu et Margarita qui lui a succédé n'est pas disposée à injecter beaucoup d'argent. De son coté, M. Moratti prend le fair-play financier de Michel Platini très au sérieux. Résultat, l'Inter a clairement réduit la voilure au niveau des transferts. Le mercato des deux clubs l'été dernier a clairement confirmé cette nouvelle donne avec seulement 11M dépensés pour l'OM et environ 20M pour l'Inter.

Malgré cette politique de rigueur (l'expression à la mode), on ne peut néanmoins qu'être étonné par les résultats plus que médiocres des deux clubs. Alors ou est le problème ?

Des dirigeants incompétents ?

Juin 2009, le couperet tombe, Pape Diouf, alors Président de l'OM, est remercié. Celui qui a remis l'OM sur le droit chemin (financièrement et sportivement) est évincé par RLD. Se prenait-il pour le seul maître à bord, dérangeait-il certains membres de l'entourage du milliardaire ? Chacun s'est fait son opinion.
Toujours est-il que la gestion de JC Dassier, son successeur, se révélera bien décevante, entre erreurs de communication ("Je ne serai pas un Président à l'africaine ou à la libanaise") et gestion calamiteuse d'un point de vue sportif, humain et financier (achat de Gignac, départs de Ben Arfa, Niang, Heinze, non-venue de Luis Fabiano...).
Finalement, c'est l'homme de confiance de MLD, Vincent Labrune, qui va prendre sa place en Juin 2011. Ce dernier veut remettre de l'ordre au club, notamment dans les finances plombées par la politique du club lors des saisons précédentes. Une politique difficilement compatible avec les ambitions sportives du club phocéen. Pape Diouf lui-même n'avait pas pu voir "son" OM remporter le moindre titre.

Du coté de l'Inter, depuis le départ de José Mourinho, le club lombard semble plonger inexorablement vers les profondeurs.
Quatre entraîneurs se sont succédés à la tête de l'équipe et la politique de recrutement semble plus que jamais illisible aux yeux des tifosi. Entre joueurs décevants (Forlan, Zarate), jeunes espoirs mal gérés (Coutinho, Mariga, Biabiany) et joueurs clés vendus (Eto'o, Motta), la gestion des transferts interistes est tout simplement catastrophique.
Alors qui faut-il blâmer: Massimo Moratti qui n'est pas le meilleur gestionnaire (sa gestion au début des années 2000 le prouve) et qui semble obsédé par le fair-play financier, ou l'équipe dirigeante qui l'entoure (Paolillo et Branca notamment)?
On peut en tout cas regretter l'éviction de G. Oriali (ex directeur technique), qui a visiblement payé la jalousie de ses collègues ("Après le départ de Mourinho, Branca a persuadé le Président et les autres dirigeants qu'ils voulaient un nouveau projet, mais sans moi."). Au vu des résultats, on se dit qu'il a presque eu de la chance.

Des entraineurs à court d'inspiration ?

Deschamps et Ranieri se sont déjà affrontés en 2004. DD était alors entraîneur de Monaco tandis que son homologue italien était manager de Chelsea. Le coach marseillais avait remporté cette première confrontation.
Depuis, Deschamps à un rejoint un OM en manque de titres après avoir fait un tour à la Juve en Serie B. Il a permis de remporter un Championnat et deux Coupes de la Ligue. De son côté, Ranieri est passé par la Juve et la Roma pour finalement atterrir dans une Inter à la dérive en début de saison. Il n'aura remporté aucun titre durant cette période.

Maintenant, si l'on compare leurs performances dans leurs clubs actuels, on se rend compte que la première saison de DD est finalement la meilleure. Grâce à un recrutement sur mesure et emmené par un Niang en grande forme et un Lucho meilleur passeur de L1 dès sa première saison, l'OM règne sur le football français. Mais au fur et à mesure, entre choix tactique (jeu stéréotypé) et humains (gestion des cas Lucho, Abriel, Cheyrou, Ben Arfa) discutables, Marseille semble de plus en plus poussif. Le champion du monde 1998 aurait-il du mal à s'inscrire dans la durée?
Ranieri de son côté est arrivé dans un Inter en pleine déroute. Il va réussir une belle remontée (comme souvent dans les clubs oùnt il arrive), mais à partir de Janvier, le ressort se casse et les Nerazzurri enchaine les contre-performances. Entre tâtonnements tactiques (système de jeu, placement des joueurs sur le terrain) et incapacité à remotiver ses joueurs, l'entraîneur italien a-t-il déjà atteint ses limites?

Des effectifs trop limités ?

Si des joueurs comme Azpilicueta, Remy, Zanetti et Cambiasso sont à un niveau respectable, c'est loin d'être le cas de tous les joueurs, Marseillais comme Interistes.
Certains sont branchés sur courant alternatif comme Mandanda, Cheyrou, Amalfitano, Nagatomo ou encore Milito. D'autres sont tout simplement décevants (Chivu, Pazzini, Sneijder, Forlan, Zarate, Diarra, Morel, Gignac) et/ou sur la fin (Lucio, Stankovic et Diawara notamment).
Enfin, certains joueurs sont prometteurs mais encore jeunes et inexpérimentés (Nkoulou et Alvarez).
Finalement, quand on voit les performances des joueurs cités précédemment, on ne peut plus vraiment s'étonner des prestations des deux équipes concernées. La question est alors de savoir si les joueurs sont responsables de cette situation, ou faut-il chercher les coupables un peu plus haut ? La vérité est sans doute entre les deux.

Après un tel comparatif, on ne peut que plaindre ceux qui auraient de l'affection pour ces deux clubs. D'ailleurs, si une qualification pour les quarts de finale ne sauverait la saison de personne, elle apporterait une belle bouffée d'oxygène et un petit moment de bonheur au vainqueur. Inversement, le perdant devra trouver les ressources nécessaires pour aller de l'avant et sauver ce qui pourra encore l'être.

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La rencontre

Inter Milan - Marseille

Champions League - 1/8 R.
Mar 13/03 à 20H45/2012
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