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Simple coïncidence? Ca coince et danse.

Le Vendredi 09 Juillet 2004 par Gandalf

Lorsque Moïse écarta les eaux de la mer, en levant les bras au ciel, tout un peuple s'est alors levé et sembla ébahit par les actes d'un seul homme aidé en soi par une volonté divine. Lorsque Batlles marqua dans les dernières secondes, c'est tout un stade qui s'est levé mais aussi des millions de supporters de part la France et même le monde. Les joueurs présents sur le terrain se sont alors rués vers le bien heureux, et l'ont plaqué au sol avec une joie immense...signe d'un groupe en pleine effervescence, et dont le collectif est rodé pour cette saison. Une comparaison me direz-vous tirée par les cheveux mais si simple en fin de compte...Puis Ce n'est pas José qui s'en plaindra avec ce qu'il a sur son crâne brillant de mille feux à en casser son plâtre....

Voila une saison à marquer au fer blanc, une saison que l'on espère tous des plus belles avec qui sait, un titre au bout pour le bonheur de tous les supporters que compte ce "Club à part" comme dirait Barthez. Et pour commencer ce dit championnat, on nous offrait sur un plateau du Bordeau cru 2004/2005 façon goût de savon, et fleurs de Pavon. Effectif composé de rameurs, de chameaux, de landes lassées, ou encore d'Anus à plat...face à effectif de Dahu, de Maïté, de Aime Dany et compagnie. Un match semblant déséquilibré mais c'est sans compter sur le manque de cohésion de l'éffectif Nigautesque, et l'absence d'un "Traître" selon les banderoles des poissons bordelais, Lizarazu, et son coéquipier Eduardo Costa. Deux absences préjudiciables, mais remplacées postes pour postes par deux anciens bannis et partants, Olembe et Hemdani. La saison peut enfin démarée...

Au quart de tour. José qui semble commencer à connaître la langue de molière et plus précisemment la langue de Tours et Blois, suit le pas de son cher Bouchet de président. Les pieds de nez, lui aussi il connaît, surtout quand il est question de talon d'achille, et de bléssure débile. Et oui, tu n'as plus les même réflexes mon petit José, le canapé c'est mieux avec un petit Pastis, pour se reposer, plutôt que de tenter les retournés acrobatiques....Il nous pond donc - pour revenir au sujet - un 5-4-1 perfectible en 5-2-3, sans réel meneur de jeu si ce n'est le seul Pedretti préposé au longs ballons à destination de Luyindula, Marlet, et Bamogo. Les Milieux offensifs sont eux préposés au banc de touche, rongeants leur frein...hein Chavroux, et Zidane du pauvre...

Le match débute sur un faux rythme, surtout du côté Bordelais, qui ne possède pas les armes necessaires pour contrecarer les plans marseillais. Bamogo est le marseillais le plus en forme lors de cette première période, il est remuant, ne laisse aucun repis à ses adversaires du soir. Luyindula quant à lui, peine à trouver ses marques seul qu'il est en pointe dans un rôle qui n'est toutefois pas le sien...Là encore, nos chers entraineurs succéssifs adorent mettre des joueurs dans des situations grotesques à des postes qui ne leur conviennent pas forcément...Vachousek, Skacel, Marlet, Meriem, Perez...on ne les compte plus depuis seulement un an. A noter, les bons débuts de Dehu qui commande sa défense de belle manière, et semble serain sur le terrain, Meite et Beye en profitent donc forcément. Olembe semble quelque peu discret dans cette première mi temps, et Ferreira reste défensif....

Les actions se succèdent côté marseillais sans pour autant être très décisif...Seul Bamogo par deux frappes limpides aurait pu ouvrir le score, mais Ramé ainsi qu'un effet bizarre (35e) l'ont empêché de marquer son premier but au Vélodrome. Beye n'est pas en reste avec une tête plongeante qui passe au dessus des buts (29e)...Dommage. Pedretti, lui tente les frappes de loin mais sa reprise de demi volée passe juste au dessus de la transversale (39e). Seule occasion à mettre à l'actif des bordelais, est une frappe de Riera capté difficilement par Barthez en deux temps (10e), très peu pour plonger le stade dans le chaos. Mr Sars renvoit les acteurs au vestiaire pour un quart d'heure de pose.

Les guerriers reviennent sur le terrain pour 45 minutes à finir. Cette deuxième période part sur le même rythme bien que les jeunes pousses mousses bordelais semblent quelque peu plus en forme, et montrent plus de volonté à l'ouvrage. Marlet tente tant bien que mal de marquer mais rien n'y fait, sa tête est sauvée sur la ligne par le jeune Cid (59e)...mais où est donc Corneille...il nous faut de la Classe, on se croirait seul au monde à force. Quelques minutes auparavant, le jeune Cohade aurait pu ouvrir la marque mais sa frappe passe à quelques centimètres du poteau (52e). Le combat est de plus en plus dur, et le physique des joueurs semble partir dans le vent, la fatigue règne pour ce premier match, où RODAGE est le maître mot.

Les automatismes semblent plus présents qu'en première période mais rien n'y fait, la défense de Bordeaux tient le choc même lorsque Cyril Rool prend un deuxième carton sur une simulation de Ferreira (il faut bien le dire) et se fait ainsi expulser. Mr Sars s'est ainsi fait abusé mais on ne va pas trop s'en plaindre, surtout lorsque ça nous est favorable (71e). Sentant que la pression monte telle dans une bière, l'Anis opère trois changements en l'espace de cinq minutes. Cheyrou, Koke et Batlles rentrent en lieu et place de Luyindula, Bamogo et Meïté. Enfin de la création se dit-on, mais non, la fatigue est si forte que tout semble tomber par terre. Malgré tout, Cheyrou a une balle de match dans son pied droit mais le ballon passe à côtés des buts de Ramé...Puis vint les deux minutes qui firent basculer le match...

93e minute, Chamakh rentre dans la surface et Beye vient au contact, il tacle sans "faucher" le défenseur, mais le fait basculer au sol. Mr Sars ne siffle pas, et indique aux joueurs de se relever et de continuer l'action. Olembe récupère, passe la ligne médiane et envoit un centre près de la surface de réparation. Cheyrou (ou Koke) contrôle le ballon et le passe à Batlles...le reste se passe de commentaires. Une joie immense vous imprègne, lorsque vous voyez un contrôle, un rebond et une frappe de volée qui s'envole et vient retomber telle feuille morte sur le dessous de la transversale...But!!!!!!!!! Ramé n'en croit pas ses yeux, un peu comme tout le monde. Le stade chavire, et tous les joueurs accourent derrière le buteur salvateur d'un soir...

Après Moïse et les eaux du desert, voici Batlles et le Bordeau en dessert...On redemande, mais cette fois avec de la manière et sur tout un match. Autant de suspens, mais moins de frayeurs. L'année passée, lors du premier match, l'OM avait du attendre la 91e minute et un but de Bakayoko sur une passe de Drogba, pour battre Guingamp. Le jeu était alors le même avec pas mal d'approximation, et l'on a pu voir ce que cela donnait. Je ne me veux pas péssimiste loin de là, mais je tiens à rappeler à vous lecteurs, que la victoire est belle mais que l'on a vu la même chose à la même époque l'année passée...Alors gardons notre calme et attendons car rien n'est acquis aujourd'hui. Simple coïncidence ou retour de manivelle? En attendant, malgré que les rouages coincent, c'est tout un peuple qui danse dans les rues marseillaises.

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