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Toulouse 1-2 OM
To win against Toulouse

Le Jeudi 04 Février 2010 par Gulli

Défaits le weekend dernier en terre Montpellieraine, les Olympiens devaient laver l'affront qu'ils avaient subis samedi soir, à savoir la perte quasi-définitif d'un espoir de couronnement en championnat. Et la perspective d'une qualification pour la finale d'une coupe nationale arrivait à point nommé pour relever la tête, que ce soit à court terme après la piètre prestation de l'équipe face à celle de Loulou Nicollin, ou depuis bientôt 17 ans. Face à des Toulousains tout aussi motivés face à l'idée de fouler la pelouse du Stade de France, les Marseillais devaient donc s'imposer pour entrevoir un futur dépoussiérage de leur vitrine à trophée. Et pour y parvenir, Didier Deschamps opta pour quelques changements significatifs dans son onze de départ, et ce, malgré les absences. Exit Hilton, place à Mbia en défense centrale. Exit de Ben Arfa, place au retour de Brandao et à la délocalisation de "Jean-Claude" Niang sur le flanc gauche. Équipe new-look pour un objectif clair, net et précis, peser dans le jeu pour ne pas laisser le milieu technique de la ville rose prendre le sien à son compte. Cheyrou suspendu, c'est Abriel qui prend sa place de relayeur gauche au côté de Lucho Gonzalez.

Onze Olympien: Andrade - Kaboré, Diawara, Mbia, Bonnart - Cissé, Lucho, Abriel - Valbuena, Niang, Brandao.

Suspendu: Cheyrou
Absents: Mandanda (béquille), Heinze (claquage), Rool (reprise), Taiwo (carte SIM)

Après un début de rencontre des plus engagés, comme l'en atteste le KO technique de Brandao dès la 1e reprise, l'Olympique de Marseille se crée la première grosse occasion du match par l'intermédiaire de Stéphane M'bia, seul aux 6 mètres, n'ayant plus qu'à volleyer et enfoncer Valverde dans ses cages, mais le Lion Indomptable ne dompte pas la balle et envoie une saucissonnesque frappe au dessus des cages de l'ex-boulonnais. Les Toulousains commencent à gagner les duels, même si leur début de match est plutôt fébrile, et l'OM commencent à procéder en contre, et n'est pas loin de trouver la faille sur une frappe de Valbuena, trop molle, mais qui vient au terme d'une belle remontée de balle de Lucho Gonzalez. Les deux hommes, très en vue en première période, vont laisser un peu de leurs lueurs du soir pour leur compère d'attaque, susnommé Brandao, qui d'un centre au 2e poteau, aurait permis à Mamadou Niang d'ouvrir la marque si ce dernier avait réellement été Mamad'. En effet, au vue de la prestation du sénégalais, le doute et l'angoisse se sont installés au fur et à mesure des minutes: Qu'a t-on fait à Mamadou Niang ? La piètre imitation présente sur le terrain, surnommée Jean-Claude Niang, a tout manqué ce soir, que ce soit dans les appels, dans les passes, et même dans la conservation de balle, domaine de prédilection de son sosie; Le seul domaine où l'on aurait pu nous duper est le fait que JC Niang râle autant que l'original. Espérons simplement qu'il soit rapidement libéré et efficace.

A la mi-temps, les hommes de la Dèche mènent aux points, mais l'essentiel est dans Lactel, et le score de parité n'engage aucun pronostic favorable pour la suite de la rencontre.

Le début de 2nde période est marseillais avec une frappe de Brandao rasant la lucarne d'un Valverde somme toute battu, poussant un ouf de soulagement en voyant le ballon frappé le petit filet des cages Toulousaines. Cette première frappe, à la 49e minute, engage alors une révolte des protégés d'Alain Casanova aussi soudaine qu'inattendue. Et sur un centre d'Ebondo (non suivi par JC Niang), le natif de Marseille trouve le natif de Martigues, André-Pierre Gignac, qui trompe Andrade d'une tête piquée imparable, marquant ainsi sur la première occasion des maillots Milka.

En avance au tableau d'affichage, les coéquipiers de Kazim se contentèrent de gérer leur avance, en essayant de profiter de la moindre opportunité pour faire le break, mais sans réellement pousser, laissant les Olympiens se découvrir et faire le jeu. Bien mal leurs en a pris, car sur un triple dribble-feinte-extérieur-crochet-centre d'Hatem Ben Arfa, le damné des onze de départ trouve la tête de Brandao, crucifiant Valverde d'une tête croisée dans le petit filet opposé. "Et ouais mon gars, celle là, elle est cadrée, et je te le dis parce que c'est pas fréquent ces temps-ci" a du dire l'attaquant brésilien au gardien du TéFéCé. Si on veut discréditer la qualité du centre de Ben Arfa, on peut dire que la tête bandée de Brandao est visible même des aveugles. Blague à part, Niang foule toujours la pelouse.

A un partout, les Olympiens sont devants dans les esprits, tellement l'égalisation est miraculeuse au vue de la mi-temps produite par l'équipe. Suite aux entrées de Koné et de Ben Arfa, l'OM évolue dans un 4-2-4 inédit, avec comme milieux défensifs, Cissé, et Lucho. D'ailleurs, en parlant de Cissé, il faudrait penser à lui retirer la perfusion de Lexomil dès le début du match, et pas dès le début des prolongations. L'ancien pensionnaire de Besiktas apporte plus offensivement en 10 minutes que depuis son arrivée à l'OM l'été dernier, d'une, en tentant un débordement côté gauche ahurissant, et par la suite, en partant dans une série de dribbles plein axe, vouée à l'échec certes, mais pleine d'envie !(ça me rappelle les folles chevauchées de Sami Traoré). A part ça, Niang marche toujours.

Et sur une action anodine aux 20 mètres toulousains, Brandao, sans élan, envoie un missile prenant à contre-pied Valverde, scotché sur sa ligne, sans doute par le fait que le grand échalas de Sao Paulo ait tenté sa chance de cette manière, à cette distance. Toujours est-il qu'il est en train de leur mettre profonde, ce qui n'est pas pour déplaire à Kelto qui adore ça.

Plus que quelques minutes à tenir, les Toulousains pressent, Bonnart et sa teub font le boulot sur la ligne de but Olympienne, et l'OM s'impose 2 buts à 1 au terme d'une prestation aussi encourageante dans le jeu en 1e période, que navrante en seconde période. Toujours est-il qu'à défaut d'être séduisant, l'OM version Deschamps est efficace. Reste à savoir si les principaux acteurs de la rencontre parviendront à hausser leurs niveaux de jeu dès ce weekend pour battre Valenciennes, et surtout dans l'optique de la finale le 27 mars prochain. Ah, au fait, Hilton a remplacé Niang à la 110e minute...

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La rencontre

Toulouse - Marseille

Coupe de la Ligue - 1/2
Mer 03/02 à 20H45/2010
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