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Morgan Sanson : « L’OM c’est une religion ! »

Le Dimanche 16 Septembre 2018 à 09:40 par OhaiMe Passion

Olympique de Marseille
Dessin: création originale OhaiMe Passion

Aujourd'hui dans le quotidien sportif L'Équipe, Morgan Sanson a accordé une interview avant d'affronter Guingamp ce dimanche soir. Voici un consensé de cet entretien.

« Beaucoup de gens ne me voyaient pas à Marseille à cause de ma mentalité, de ma tranquillité, c'est vrai. Je suis assez simple, posé, ce n'est pas toujours le cas ici. Mais c'est exactement ce que je voulais : me mettre en danger. J'ai eu des contacts avec des clubs comme Lyon ou Monaco, mais j'ai préféré aller à  Marseille pour voir ce que j'avais dans le ventre. J'avais besoin de me confronter à cette pression, à cette passion. Je  préfère ça plutôt que de jouer dans un stade vide. »

« Je savais où je voulais aller, mais c'est vrai que j'ai pris la décision de venir ici pour me tester. J'avais besoin de voir si j'avais du caractère et des cojones. Dès ma signature à l'OM j'ai vu la différence avec ma vie d'avant. Il y a de l'engouement partout, en voiture sur la route, en ville sur les trottoirs. Il y a quelque chose de vraiment différent ici. »

« L'OM, c'est... une religion ! Ici, il faut défendre le maillot presque comme tu défends ta famille. Le club représente énormément de choses pour les gens. Je l'ai mesuré dès mes premiers pas, dès mes premiers entraînements. Et avec le parcours en Ligue Europa encore plus. Comme l'a dit le président, à ce moment-là, l'OM est devenu un peu la deuxième équipe de France, avec beaucoup de français derrière nous. »

« J'ai encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir. C'est vrai que j'en ai fait un peu, quand je vois mon portrait sur vingt-cinq mètres devant le Vélodrome. C'est beaucoup de fierté pour mes proches et moi, mais c'est peut-être aussi parce que j'ai le même équipementier que le club, non ? »

« Je suis resté le même depuis Le Mans où les petits clubs départementaux de mes débuts. Je n'ai pas changé ma façon de jouer ou mon caractère, je me suis peut-être juste plus affirmé. »

« Dans la vraie vie, je suis quelqu'un de gentil, simple, sociable, mais une fois sur le terrain je me transforme.  C'est ma façon de faire. Quand je sors du tunnel je deviens différent. Je l'ai toujours eu en moi mais je ne l'exprimais peut-être pas assez. »

« Je me suis remis en question tout seul, j'ai beaucoup discuté avec ma famille aussi. En évoluant dans une équipe qui avait un peu plus le ballon et en me replaçant un peu plus haut sur le terrain à cette période-là, j'avais conscience d'avoir un peu oublié ce qui faisait ma force avant : la récupération, l'agressivité. Pour ceux qui m'ont vu jouer à Montpellier, je sais le faire. »

« Jouer à côté d'un joueur de ce calibre-là (Luiz Gustavo) c'est un plus pour nous, les plus jeunes. On s'inspire de tout ce qu'il peut faire à l'entraînement ou en match, cette implication qu'il met chaque jour. Sur le terrain, le voir gagner presque tous ses duels, le voir aussi tranchant, ça m'a donné envie de l'imiter, d'enrichir encore plus mon jeu. Quand le coach m'a remis à mon poste (milieu relayeur) en cours de saison, j'ai tout fait pour progresser dans ces domaines-là et montrer au staff que j'avais les qualités pour y jouer. Je n'ai plus envie qu'on me voit seulement comme un joueur technique. À la sortie d'un match, maintenant, je suis content quand on me dit que j'ai récupéré tant de ballons ou couri tant de kilomètres. »

« Avec le temps, j'ai appris à optimiser mes courses, je ne cours plus dans le vent. Je me sens plus efficace dans les duels, dans les ballons récupérés aussi. »

« J'en reviens à ma décision de venir à Marseille : C'est pour me confronter à cette concurrence-là (Luiz Gustavo et Kévin Strootman) que j'ai signé ici. Je sais que je dois batailler tous les jours pour avoir du temps de jeu et garder ma place. Mais c'est un plaisir de pouvoir jouer et apprendre avec des joueurs comme Luiz Gustavo ou Strootman. On m'avait parlé de lui un peu avant qu'il n'arrive, de sa culture “à l'italienne”. C'est un très, très grand professionnel, toujours au centre trente ou quarante minutes avant le rendez-vous pour se préparer, pour s'échauffer. Ça donne envie de l'imiter. »

Entretien réalisé par Baptiste Chaumier pour L'Équipe

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